Les déraillements de câble sont «extrêmement rares»

Stations de ski - Les déraillements de câble sont «extrêmement rares»

Au moins huit skieurs ont effectué une chute de près de 10 mètres lorsque le câble d’un télésiège aurait déraillé au centre de ski Sugarloaf.© Agence QMI / Meghan Lori

Josianne Desjardins

À la suite de l’accident de télésiège survenu mardi au Maine, faisant huit blessés, l’Association des stations de ski du Québec se veut rassurante et affirme que les skieurs «n’ont rien à craindre» lorsqu’ils utilisent les remonte-pentes.

«Je tiens à rassurer tout le monde. C’est la sécurité du public qui est en jeu. Les remonte-pentes sont l’un des moyens de transport les plus sécuritaires au monde. Les déraillements de câble sont extrêmement rares», a dit Alexis Boyer-Lafontaine, directeur des affaires publiques de l’Association.

Ce dernier n’écarte toutefois pas la possibilité qu’un tel incident se produise au Québec, bien que les chances soient minimes.

«Est-ce que ça nous met à l'abri de ce genre d’incidents? Bien sûr que non. Mais l’enquête permettra de déterminer ce qui a causé cet incident», a-t-il ajouté.

Systèmes bien encadrés

Selon lui, les évacuations de remonte-pentes sont de l’ordre d’une à deux par année et souvent, il s’agit d’embrayages, de bris de moteurs ou de pannes électriques. Les remontées mécaniques sont des «systèmes encadrés qui permettent de s’adapter à la température » et qui font l’objet d’un « protocole de test strict».

Les inspections, vérifications et les normes de sécurité sont gérés par la Régie du bâtiment du Québec.

Par exemple, le câble porteur d’une remontée mécanique doit être soumis à des essais au cours des 12 mois suivant l’installation et les essais doivent être refaits tous les 36 mois.

«Si les stations de ski ne le font pas, la Régie a le pouvoir d’interrompre les interventions d’une station de ski», a expliqué M. Boyer-Lafontaine.

Généralement, la capacité moyenne d’une remontée mécanique est de 2000 skieurs à l’heure.

Lorsqu’un incident tel que celui observé au Maine à la station de ski Sugarloaf se produit, «il faut garder son calme, puisque la priorité est accordée aux blessés. Évidemment, il faut évacuer le plus rapidement les skieurs. Des couvertures sont parfois même lancées aux gens lorsqu’ils attendent», a conclu M. Boyer-Lafontaine.


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