L'UQAM se libère de l'Îlot Voyageur

Montréal

L’îlot Voyageur, propriété de l’UQAM et de la firme Busac, vient d’être acheté par la SIQ. © Archives

MONTRÉAL – L'UQAM se réjouit de l'annonce faite mercredi par le ministre des Finances, Raymond Bachand, concernant l’achat de l'Îlot Voyageur par la Société immobilière du Québec (SIQ).

L’îlot Voyageur, propriété de l’UQAM et de la firme Busac, vient d’être acheté par la SIQ, ce qui permet à l’université d'être complètement libérée, tant juridiquement que financièrement, de ce projet immobilier.

«Grâce à ce règlement, l'UQAM tourne définitivement la page sur ce chapitre extrêmement regrettable de son histoire. Ainsi, les séquelles financières associées à ses derniers projets immobiliers n'hypothèqueront plus l'avenir de cette grande institution montréalaise», a déclaré la présidente du Conseil d'administration de l'UQAM, Isabelle Hudon.

La construction du bâtiment avait été interrompue en 2007 en raison de dépassements de coûts et de problèmes financiers à l’UQAM. Même si Québec a mis un montant de 200 millions $ en fiducie, en 2008, pour permettre à l’UQAM de gérer sa dette dans ce dossier, la construction de l’édifice n’a jamais repris.

Seul le rez-de-chaussée est utilisé par la Station centrale d’autobus. Au départ, l’UQAM voulait y aménager des salles de cours, des bureaux, des résidences pour étudiants et un stationnement souterrain.

Le gouvernement Charest veut parachever les travaux menant au transfert de la gare actuelle, qui est vétuste, dans les nouvelles installations situées dans la partie nord de l'Îlot Voyageur, entre les rues Berri et Saint-Hubert, sur la rue Ontario.

«Le gouvernement souhaite que ce quadrilatère, stratégiquement situé au cœur de Montréal, soit revitalisé et je me réjouis du fait que les usagers du transport interurbain par autocar pourront avoir accès à leur nouveau terminus, un espace à la fois moderne, efficace et plus fonctionnel», a indiqué M. Bachand.

De plus, la SIQ a entrepris l'examen de différents scénarios de développement ou de disposition des actifs de l'Îlot Voyageur. Les différentes options seront soumises au gouvernement au cours des prochains mois.

Selon le ministre des Finances, cette transaction permet d'éviter aux contribuables une facture additionnelle de plus de 80 millions de dollars découlant de pénalités financières qui auraient dû être payées.

À la suite de ce fiasco financier, une loi avait été adoptée en 2007 pour améliorer l'encadrement financier des organismes publics pour qu'une telle situation ne puisse plus se reproduire.


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