L'Ombudsman des victimes d'actes criminels dit oui

Registre des armes - L'Ombudsman des victimes d'actes criminels dit oui

La nouvelle Ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels, Sue O’Sullivan.© Agence QMI

OTTAWA – À deux jours du vote aux Communes sur le registre des armes d’épaule, la nouvelle Ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels, Sue O’Sullivan, a recommandé le maintien du registre, lundi.

Après s’être entretenue avec le ministre de la Justice, Rob Nicholson, Mme Sullivan a fait connaître sa position par voie de communiqué.

«Depuis ma nomination, il y a à peine quelques semaines, j'ai eu l'occasion d'amorcer avec les groupes nationaux de victimes un important dialogue sur un certain nombre d'enjeux, notamment le registre des armes d'épaule», a expliqué Mme O'Sullivan. «Malgré l'absence de consensus, la majorité des groupes de défense des victimes que nous avons consultés sont clairement d'avis que le registre des armes d'épaule devrait être maintenu.»

Bien qu’elle ne considère pas que ce registre constitue la seule solution au problème de violence armée, Sue O Sullivan estime qu’il s’agit d’un outil indispensable pour prévenir la victimisation et rendre les collectivités plus sécuritaires.

«Le gouvernement a mis sur pied ce bureau pour permettre aux victimes de mieux se faire entendre et c'est exactement que nous faisons aujourd'hui», a déclaré Mme O'Sullivan.

«J'ai fait part au ministre de mon opinion relative au maintien du registre des armes d'épaule, et bien que la prise de position du gouvernement du Canada est claire (abolition du registre), je suis réconfortée qu'il ait pris le temps d'écouter la voix des victimes d'actes criminels au Canada.»

Le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels vient en aide aux victimes en leur donnant accès à des ressources, en défendant leurs intérêts et il en formulant des recommandations au gouvernement fédéral.


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