Hochelaga-Maisonneuve: du bruit qui entraîne la furie

Montréal - Hochelaga-Maisonneuve: du bruit qui entraîne la furie

Les habitants de condos situés près de l'épicerie Métro situé au 3800 rue Ontario est, se plaignent du bruit excessif des livraisons nocturnes.© Agence QMI / Luc Cinq-Mars

MONTRÉAL - Exaspérés d’être réveillés en pleine nuit par le bruit des camions de livraison de l’épicerie Métro de leur quartier, des résidants du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal font circuler une pétition afin de signifier leur ras-le-bol au propriétaire de l’établissement.

Tel qu’indiqué dans la pétition qui a été mise en oeuvre mardi par des résidants des condos des Cours Valois, l’épicerie Métro qui a pignon sur rue au 3800 Ontario Est, «persiste à permettre la réception des livraisons en dehors des heures raisonnables, soit de 6 h à 22 h».

Invoquant les nuisances sonores qui perturbent leur sommeil et portent atteinte à leur droit de propriété, les résidants jugent qu’«il est possible d’effectuer cet approvisionnement dans le respect de la communauté environnante», en vertu des lois et règlements au Québec.

Le document, qui n’a été signé que par quelques propriétaires pour l’instant, demande au maire de l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve d’imposer au propriétaire de l’établissement Éric Da Ponté de déplacer le quai de livraison à l’arrière de l’édifice.

Dans l’éventualité où cette mesure ne puisse être réalisée, la pétition réclame «des mesures correctrices permettant de restreindre ou de diminuer l’impact des décibels», comme la plantation d’arbres ou la construction d’un mur antison.

Le propriétaire se déresponsabilise

Devant le mécontentement des résidants, le propriétaire de l’épicerie affirme qu’il respecte la loi et refuse de prendre tout le blâme.

«Nos camionneurs sont avertis que la livraison ouvre à 6 h. S’ils se présentent plus tôt et font rouler leur moteur, les résidants doivent faire des plaintes auprès des compagnies de livraison», a affirmé Éric Da Ponté.

Quant à la requête concernant la relocalisation du quai de livraison, le propriétaire indique que la configuration de son édifice ne le permet pas.

Plusieurs plaintes auraient été formulées par les résidants depuis octobre 2008. Pour remettre la pétition au bureau du maire, il faudra au moins 20 signatures.


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