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Éducation

L’école obligatoire jusqu’à 18 ans?

Agence QMI 
Sarah-Maude Lefebvre
30/08/2010 16h46 
Éducation - L’école obligatoire jusqu’à 18 ans?
La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, jongle avec l'idée de rendre l'école obligatoire jusqu'à 18 ans. 
Agence QMI / Sebastien St-Jean

QUEBEC - Québec étudiera cet automne la possibilité de rendre la fréquentation de l’école obligatoire jusqu’à 18 ans ou l’obtention d’un diplôme, promet la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.

Invitée à commenter la mesure mise en place par l’Ontario pour retenir les décrocheurs sur les bancs d’école, la ministre Beauchamp a en effet révélé lundi que cet «enjeu sera débattu» lors de rencontres qui auront lieu cet automne sur la persévérance scolaire.

«Je vais prendre le temps d’écouter ce que tous les intervenants ont à dire sur ce sujet. La vraie préoccupation liée à la persévérance scolaire n’est pas l’âge auquel un étudiant va obtenir son diplôme, mais plutôt s’il va réellement l’obtenir», a commenté la ministre en point de presse.

Une mesure populaire au Québec

En Ontario, l’interdiction de quitter l’école sans diplôme avant 18 ans fait partie d’un vaste programme de lutte au décrochage qui implique des investissements de l’ordre de 1.5 milliard $ d’ici 2011. Le ministère de l’Éducation ontarien envisage même de menacer les étudiants décrocheurs de les priver leur permis de conduire.

L’initiative ontarienne charme plusieurs intervenants du milieu scolaire québécois.

«Ces mesures sont intéressantes et souhaitables, à condition qu’elles soient accompagnées d’incitatifs. Ça ne sert à rien de garder les étudiants à l’école s’ils ne sont pas motivés», juge Mohamed Hrimech, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l’Université de Montréal, qui croit que cette mesure devrait être jumelée à une augmentation de l’âge légal de travailler pour être efficace.

Pour la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement (FQDE), Chantal Longpré, il est clair qu’une loi en ce sens lancerait un «message clair» au sujet de la valorisation de l’école au Québec.

«On est jamais trop content d’avoir des élèves sur nos bancs d’école le plus longtemps possible. Cependant, si on va de l’avant avec une telle mesure, il faut aussi diversifier les voies de diplomation pour que chaque élève puisse trouver la carrière qui lui convient», met-elle en garde.

Selon des données datant de l’année 2007-2008 du ministère de l’Éducation, 35 % des garçons et 23% des filles inscrites au réseau public d’enseignement abandonnent l’école.



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