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Chirurgie cardiaque

Les finissants peinent à dénicher un poste

Johanne Roy
09/08/2010 05h35 

Des finissants en chirurgie cardiaque, hautement qualifiés et formés à grands frais, peinent actuellement à obtenir des postes dans les hôpitaux québécois.

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Des salles d'opération trop peu accessibles

Ironiquement, alors que, depuis des années, on parle de pénurie, sommes-nous en train de former trop de médecins dans certaines spécialités ? s'interroge le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, le Dr Charles Dussault.

«Des résidents en chirurgie cardiaque sont encore à la recherche de postes. Les candidats à un poste doivent poursuivre leur formation à l'étranger durant deux à trois ans. À leur retour, ils se voient offrir des postes à mi-temps. D'autres changent de plan de carrière.»

«Or, les universités continuent à former deux finissants par an au Québec. Un nouveau programme a même été ouvert, cette année, ce qui porte à trois le nombre de finissants en chirurgie cardiaque, annuellement. Est-ce qu'on peut se payer le luxe de former trop de médecins à cause des pressions exercées par les facultés de médecine ?», argue le Dr Dussault.

«Prestige»

Selon ce dernier, les facultés ne veulent pas perdre des programmes de résidence pour «le prestige» et l'aspect pratique d'avoir des résidents qui drainent beau-coup de travail et libèrent les patrons.

Au cours des dernières années, le gouvernement a doublé le nombre d'admissions en médecine afin de combler la pénurie. "En établissement, on voit cependant poindre des problèmes d'accès à des postes en urologie, en radio-oncologie, en ophtalmologie et en chirurgie générale, affirme le Dr Dussault.

«À certains endroits, des postes ne sont pas pourvus parce que les chirurgiens en place ne veulent pas perdre le peu de temps opératoire qu'ils ont», ajoute-t-il.

Ces arguments sont rejetés du revers de la main par le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette. "C'est un faux problème de prétendre qu'on forme trop de médecins. On n'est pas du tout là, au Québec.

«Je ne crois pas qu'il y ait des surplus de médecins en vue. Les besoins sont bien documentés et on sait qu'il y a de la place pour ceux qui s'en viennent dans les 10 prochaines années», insiste le Dr Barrette.

Plans d'effectifs

Selon Pierre Lafleur, de l'Agence de santé de Québec, les plans régionaux d'effectifs médicaux tiennent compte de différents facteurs, dont la population du territoire et la mission universitaire ou non.

«On s'assure que le niveau de services est adéquat et que la garde est couverte dans les établissements. Pour le reste, les médecins déterminent entre eux, dans chaque département hospitalier, l'intensité de leur travail», précise M. Lafleur.





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