Des formations jugées bénéfiques

Mathieu Turbide
Journal de Montréal

Le Bureau du vérificateur général du Canada juge que les séances de rebirth sont «bénéfiques pour accroître la confiance» des employés.

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«[C'est] un cours de développement personnel que la direction a approuvé comme étant bénéfique pour accroître la confiance de l'employé ainsi que sa capacité de communiquer avec les autres, améliorant du coup ses relations avec ses collègues et ses clients», a expliqué par courriel Ghislain Desjardins, gestionnaire des relations avec les médias du BVG. M. Desjardins a refusé une entrevue de vive voix avec le Journal sur ce sujet.

Questionné à savoir si le BVG payait aussi des thérapies ou des activités de détente et de sport qui pourraient, elles aussi, «accroître la confiance» de ses employés, M. Desjardins a répondu qu'il n'en était pas question.

«Il revient aux employés de payer pour leurs thérapies et pour leurs activités de détente ou de sport», a-t-il ajouté.

Pourtant, les ateliers de renaissance sont identifiés sur le site de l'Institut, qui les donne non pas comme de la formation professionnelle, mais comme un atelier de «santé et de guérison».

L'une des animatrices de ces ateliers, Julie Nantel, a indiqué qu'il ne s'agissait pas de formation professionnelle, mais bien d'une démarche personnelle. «C'est essentiellement un travail qui est personnel. Ce n'est pas le gouvernement qui envoie des gens», a-t-elle précisé.

L'université payée

Le BVG défend aussi sa décision de payer des cours universitaires à ses employés, même si ces cours n'ont pas de lien direct avec leur travail.

Par exemple, dit-il, le BVG paie les frais de scolarité d'une adjointe administrative qui a entrepris un baccalauréat en Arts à l'Université d'Ottawa. C'est ainsi qu'un cours de Civilisation romaine lui a été payé, l'automne dernier.

«Dans ce cas-ci, l'employée, une adjointe administrative, a entrepris un B.A. qui pourrait lui ouvrir d'autres portes, par exemple, conseillère en ressources humaines ou en communications», explique M. Desjardins, en soutenant que ce baccalauréat était «pertinent au travail» de l'employé.

Selon lui, plusieurs employés différents se font ainsi payer leur bac par le Vérificateur puisque ces cours «visent l'avancement professionnel et personnel des employés du bureau».


* Selon Ghislain Desjardins, «tous les cours doivent être approuvés par un vérificateur général adjoint, à la suite d'une pièce justificative fournie par l'employé démontrant comment la formation pourrait se traduire par l'acquisition de nouvelles compétences ou connaissances».

* Selon le site Internet de recherche d'emploi Eluta, de Mediacorp, le BVG figure parmi les 100 meilleurs employeurs du Canada, notamment en raison des efforts en matière de développement des connaissances et de formation.


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