«Le gouvernement intervient partout maintenant, même dans la choucroute aux carottes ! Quand on dit qu'il n'y a pas de gras dans le gouvernement, on voit qu'il y a des choses non essentielles dont il s'occupe », dit sa porte-parole, Claire Joly.
Elle refuse de jeter la pierre aux entreprises bénéficiant des subventions ou même de juger de la qualité de certains produits, mais elle s'étonne qu'on ne fasse aucune étude sérieuse sur les retombées.
«Tout programme risque de ne pas être efficace économiquement s'il est soumis au facteur politique de développement régional, croit-elle. Les produits du terroir sont à la mode, mais je suis contre le principe qu'on ne subventionne pas en fonction des critères économiques. Pour le moment, les subventions aux entreprises, c'est le bordel.»
Comme les FIER ?
D'après elle, on pourrait ainsi passer outre des projets intéressants dans des régions non rurales, mais en financer de moins bons en milieu rural.
Le risque est donc grand de se retrouver comme dans le cas des Fonds d'intervention économique régionaux (FIER) avec des projets dont la viabilité varie grandement.
Sa solution est plutôt de réduire le fardeau réglementaire des entreprises et de diminuer certaines taxes.