TORONTO – Les immigrés récents sont ceux qui risquent le plus de se noyer, que ce soit en se baignant ou en faisant de la navigation, indique un sondage commandé à Ipsos Reid par la Société de sauvetage du Canada.
L’étude, dont les résultats ont été publiés jeudi, à quelques jours de la semaine nationale de prévention de la noyade, parle en fait de ceux qui se sont installés au Canada depuis moins de cinq ans.
Même si 79 % d’entre eux prévoyaient se retrouver dans l’eau ou près d’un cours d’eau, cet été, ils sont quatre fois plus susceptibles de ne pas savoir nager que les natifs du Canada. Ainsi, si seulement 4 % des personnes nées au pays ne savent pas nager, 19 % des immigrés récents sont dans cette situation.
Près du tiers (31 %) des nouveaux Canadiens sont nerveux autour de l'eau, et la moitié (50 %) craignent que leurs enfants se noient et se blessent en se baignant.
Pas moins de 92 % considèrent qu’il est essentiel de savoir nager, et 93 % estiment que tous les enfants devraient suivre des cours de natation à l'école.
«La noyade demeure une des principales causes de décès parmi les enfants, a rappelé Barbara Byers, directrice de l'éducation du public à la Société de sauvetage. Nous devons poursuivre nos efforts jusqu'à ce que ce ne soit plus le cas.»
De plus, 42 % des immigrés récents qui pratiquent la navigation de plaisance se disent inquiets à l’idée d'être sur l'eau, et 60 % considèrent qu'ils ne possèdent pas toutes les connaissances requises.
Le sondage a été mené en mai auprès de 1032 Canadiens âgés de 18 à 60 ans. De ce nombre, 433 étaient nés au pays (marge d’erreur de 4,66 %, 19 fois sur 20) et 599 n'y étaient pas nés (marge de 3,94 %).