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Conférence nationale du PQ

La pédale douce sur la souveraineté

Agence QMI 
Geneviève Lajoie
19/06/2010 22h02 
Conférence nationale du PQ - La pédale douce sur la souveraineté
Pauline Marois. 
© Agence QMI - Archives

BEAUPRÉ - Même s’il prétend toujours avoir comme objectif premier de réaliser la souveraineté, le Parti québécois met la pédale douce quant à la tenue d’un référendum, lorsqu’il accédera au pouvoir à nouveau.

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Dans l’actuel programme du PQ adopté en 2005, on s’engageait à tenir un référendum le plus tôt possible à l’intérieur du prochain mandat.

Dans celui qu’a présenté samedi l’exécutif du parti, dans le cadre d’une conférence des présidents, la tenue d’un référendum n’est plus un passage obligé, précisant plutôt qu’il sera «tenu au moment jugé approprié par le gouvernement».

«Notre option, elle sera dans chacune de nos politiques. Notre idée du Québec, elle sera partout. Avant, pendant et après l’élection, nous sommes des souverainistes! Notre pensée repose sur l’idée suivante: le Québec peut et doit agir en toute liberté», a assuré à ses troupes Pauline Marois, qui s’est défendue de mettre en veilleuse le projet de pays.

«Avant, pendant et après l’élection, nous sommes des souverainistes», a-t-elle renchéri, avant de bifurquer sur les réalisations qu’un gouvernement péquiste s’engage à accomplir. Mme Marois compte aller d’abord arracher au fédéral des pouvoirs additionnels en matière de langue, de culture, d’environnement ou d’immigration, en plus de mettre un terme aux «ingérences» d’Ottawa en éducation et en santé.

C’est un positionnement à contre-courant des propos de l’ancien premier ministre péquiste Jacques Parizeau, qui disait, dans une entrevue accordée au Globe and Mail, que le PQ devrait s’employer davantage à préparer la souveraineté. À ses yeux, trop de péquistes sont obsédés par la gouverne d’une province, au lieu d’élaborer leur plan de pays.

Ces propos ont eu écho jusqu’au pied du mont Sainte-Anne, où se tenait le conseil national du PQ. Sans surprise, le patron du SPQ Libre, Marc Laviolette, et son bras droit, Pierre Dubuc, se sont dits entièrement d’accord avec M. Parizeau.

«Il a tout à fait raison là-dessus, c’est sûr. On a fait la preuve que c’était impossible dans le cadre canadien de gouverner une province», a tenu à signaler M. Dubuc. «C’est un programme qui est carrément de gérance provincialiste, pas souverainiste», a même lancé M. Laviolette.

Cet avis n’est pas partagé par le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, qui assure que tous les souverainistes préparent l’indépendance. «C’est la première raison pour laquelle les gens sont au PQ, c’est pour faire l’indépendance. On peut discuter des façons de la faire, c’est normal, mais je pense qu’il ne faut pas douter que la première priorité des péquistes, c’est de faire l’indépendance. Ça a toujours été ça, ça va toujours l’être», a-t-il souligné.

Il ne faut pas perdre de vue, plaide quant à elle la députée de Taschereau, Agnès Maltais, que le pouvoir est nécessaire à la tenue d’un référendum. «La prochaine élection nous amènera, nous l’espérons, à pouvoir gouverner le Québec. C’est la première étape vers un référendum», a-t-elle ajouté.



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