Québec envisage la possibilité d’accroître le rôle des pharmaciens, une manière de renforcer l’offre de soins de première ligne.
Accusé par l’opposition péquiste de manquer de volonté politique pour trouver des solutions pour désengorger le réseau de la santé, le ministre Yves Bolduc a reconnu hier que les pharmaciens pourraient effectuer encore davantage de tâches.
Ces derniers pourraient ainsi être appelés à renouveler, et même à prescrire des ordonnances pour des affections mineures, comme c’est le cas dans plusieurs autres provinces canadiennes.
« On ne met pas d’échéance, mais ça fait déjà quelques mois qu’il y a des discussions sur ce sujet », entre les différents ordres professionnels concernés, a confirmé le ministre de la Santé. D’ailleurs, il encourage une meilleure utilisation des compétences de tous les professionnels de la santé, pas seulement des pharmaciens.
Le PQ doute
Au Parti québécois, on ne comprend pas pour quelles raisons les choses n’avancent pas plus rapidement, si le gouvernement est effectivement ouvert à étendre le pouvoir des pharmaciens. « Le ministre Bolduc dit qu’il est ouvert. Le problème, c’est qu’il ne se passe rien », affirme le député péquiste Bernard Drainville. Selon lui, le problème, c’est rien de moins qu’un manque flagrant de volonté politique.
Il ajoute qu’il s’agit pourtant d’une solution qui permettrait de désengorger les urgences et les cliniques de la province, un argument qui devrait convaincre le gouvernement de presser le pas. « Pour la qualité de vie des Québécois, ce serait un gros, gros plus », a-t-il précisé, sans parler des millions de dollars que le gouvernement pourrait économiser.