Cette troisième hausse successive depuis 2008 permettra à quelque 323 000 travailleurs œuvrant surtout dans la restauration, l’hébergement et le commerce au détail de gagner 20 $ de plus par semaine. Plus de la moitié des personnes qui en profiteront sont des femmes.
Les membres de la coordination de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) ont d’ailleurs manifesté à Montréal avec des milliers de personnes, samedi, pour signifier au gouvernement que, même si le salaire minimum a augmenté de plus de 30% au Québec depuis sept ans, ce revenu minimal actuel ne correspond pas au seuil de pauvreté.
«Le seuil de faible revenu équivaut à 10,69 $ de l’heure. En gagnant 19 760 $ par an, c’est 11% en deçà du seuil», fait valoir la porte-parole, Alexa Conradi, qui craint que les hausses de tarifs annoncées dans le dernier budget libéral viennent annuler celle du salaire minimum.
Abondant dans le même sens, le Front de défense des non-syndiqués (FDNS) et le Collectif pour un Québec sans pauvreté demandent pour leur part que le ministre du Travail s’engage à poursuivre les augmentations du salaire minimum.
Les deux regroupements considèrent également que « les hausses de taxes et de tarifs menacent d’absorber le peu d’amélioration au pouvoir d’achat des travailleurs ».
«Ce qu’on nous donne d’une main, on le retire de l’autre», fait valoir le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Robin Couture.
La province occupe le troisième rang au pays pour le salaire minimum, ex aequo avec Terre-Neuve-et-Labrador, mais derrière l'Ontario (10,25 $/h) et le Nunavut.