«C’est révoltant» – Claire Joly

Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal

La Ligue des contribuables est estomaquée de voir qu’on continue de dépenser des fonds publics pour des activités comme le yoga, dans un contexte budgétaire aussi difficile que celui du Québec.

«C’est un manque flagrant de jugement. C’est encore plus incompréhensible après le budget d’hier (mardi)», déplore la directrice générale, Claire Joly. Pour cette dernière, cela prouve que bien des ministres ignorent ce qui se passe dans leurs ministères.

La Ligue aurait aimé que le gouvernement envoie un message clair dès l’an dernier pour signifier que ce genre de dépenses n’est pas toléré dans le contexte économique.

«Ce sont de petites sommes, mais elles s'additionnent. Je pense qu’on n’a pas fini de découvrir des dépenses farfelues et dans ce cas-ci, je dirais même que le mot n’est pas assez fort.»

Selon elle, les gestionnaires du Centre jeunesse de la Mauricie auraient pu reconnaître le travail du personnel de façon beaucoup moins dispendieuse. «On ne leur demande pas de se flageller, mais de dépenser notre argent avec jugement.»

«On ne paie pas le bien-être»

C’est la première fois qu’elle entend parler de l’importance de donner une journée pour le bien-être des employés. «On peut comprendre qu’ils ont des besoins, mais on ne les paie pas pour leur bien-être.»

Pour promouvoir des saines habitudes de vie, des déjeuners-causeries dans leur milieu de travail pourraient aussi bien faire l’affaire. «Les fonctionnaires peuvent avoir besoin d’activités pour socialiser ou pour reconnaître le travail des gens, mais dans ce cas-ci, c’est carrément inacceptable.»


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