La Ligue des contribuables
est estomaquée de voir qu’on
continue de dépenser des
fonds publics pour des activités
comme le yoga, dans un
contexte budgétaire aussi difficile
que celui du Québec.
«C’est un manque flagrant
de jugement. C’est encore
plus incompréhensible après
le budget d’hier (mardi)», déplore
la directrice générale,
Claire Joly. Pour cette dernière,
cela prouve que bien des
ministres ignorent ce qui se
passe dans leurs ministères.
La Ligue aurait aimé que le
gouvernement envoie un message
clair dès l’an dernier
pour signifier que ce genre de
dépenses n’est pas toléré dans
le contexte économique.
«Ce sont de petites
sommes, mais elles s'additionnent.
Je pense qu’on n’a
pas fini de découvrir des dépenses
farfelues et dans ce
cas-ci, je dirais même que le
mot n’est pas assez fort.»
Selon elle, les gestionnaires
du Centre jeunesse de la Mauricie
auraient pu reconnaître
le travail du personnel de façon
beaucoup moins dispendieuse.
«On ne leur demande
pas de se flageller, mais de dépenser
notre argent avec jugement.»
«On ne paie pas le bien-être»
C’est la première fois qu’elle
entend parler de l’importance
de donner une journée
pour le bien-être des employés.
«On peut comprendre
qu’ils ont des besoins, mais
on ne les paie pas pour leur
bien-être.»
Pour promouvoir des
saines habitudes de vie, des
déjeuners-causeries dans leur
milieu de travail pourraient
aussi bien faire l’affaire. «Les
fonctionnaires peuvent avoir
besoin d’activités pour socialiser
ou pour reconnaître le
travail des gens, mais dans ce
cas-ci, c’est carrément inacceptable.»