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Négociations dans le secteur public

Manifestation monstre

Agence QMI 
20/03/2010 12h27 - Mise à jour 20/03/2010 18h37
Négociations dans le secteur public - Manifestation monstre
Afin de faire pression sur le gouvernement, des dizaines de milliers d'employés des secteurs public et parapublic prennent d’assaut le centre-ville de Montréal samedi après-midi. 
© Agence QMI

Des dizaines de milliers d'employés des secteurs publics et parapublics des quatre coins du Québec ont pris d'assaut les rues de Montréal samedi, en début d'après-midi, afin de signifier au gouvernement que le temps file pour conclure une négociation avant l'échéance des conventions collectives, le 31 mars.

Les premiers manifestants sont arrivés vers 11 h à bord de 350 autobus venant d’un peu partout au Québec et remplis à pleine capacité.

Partis de la Place Canada, en plein centre-ville, les syndiqués en colère se sont mis en route vers 13 h 30 en direction du bureau du premier ministre Jean Charest, rue McGill College. Dès le départ, le cortège, dans lequel prenait également part des milliers d'enfants, s'étirait sur plusieurs kilomètres.

Le parcours initial a dû être quelque peu modifié en raison d'un appel à la bombe à l'édifice CIBC, situé au coin du boulevard René-Lévesque et de la rue Peel.

Selon les organisateurs, il y aurait eu jusqu’à 75 000 manifestants, ce qui battrait leur objectif de 50 000 personnes.

Leaders acclamés

Des leaders syndicaux, tels Claudette Charbonneau, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Michel Arsenault, de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et Dominique Verreault, du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) ont eu droit à un accueil triomphant.

«Un rassemblement historique qui montre notre soif de remettre les services publics sur les rails et nous faire respecter», a lancé Mme Carbonneau.

Avant le départ de la marche, au cours d’un point de presse auquel ont aussi participé ses collègues Verreault et Arsenault, Mme Carbonneau a déclaré que ses membres ont l'intention de s'asseoir aux tables de négociation avec le gouvernement, mais qu'il «va falloir du contenu». Elle a ajouté qu'ils sont «tannés de vivre d'amour et d'eau fraîche et qu'ils sont au bout du rouleau», incapables de répondre aux besoins de la population.

Cette grande marche a permis aux centrales syndicales d'unir leurs forces et de parler d’une seule voix pour demander au gouvernement libéral une bonification, notamment, de leur salaire, de leur plan de retraite et des droits parentaux.

Les syndicats réclament une augmentation de salaire de 3,75% par année sur trois ans, alors que le gouvernement leur offre 7% sur cinq ans. Gonflée à bloc, la marée de syndiqués avec pancartes et drapeaux à bout de bras affichait les couleurs de leurs syndicats. Le vert et le rouge étaient dominants.

Vendredi, à la veille de cette manifestation monstre, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, avait invité les syndicats à entamer, dès maintenant, un blitz de négociations. Laissant entendre que le Front commun devra faire preuve de «réalisme» dans ses demandes, Mme Gagnon-Tremblay estimait toujours, vendredi, qu'un règlement est possible avant le 31 mars si les parties y mettent de la «bonne volonté».



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