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Québec

Le contrat de Rapaille déchaîne le conseil

Agence QMI 
Karine Gagnon
15/03/2010 20h55 
Québec - Le contrat de Rapaille déchaîne le conseil
Embauché par Québec, la star des communications Clotaire Rapaille. 
© Agence QMI

QUÉBEC - Accusé par les conseillers indépendants de dilapider l'argent des citoyens avec l'embauche de Clotaire Rapaille, qualifiée de «cirque» et de «farce monumentale», le maire de Québec, Régis Labeaume, prie citoyens et journalistes d'attendre le résultat avant de critiquer.

«Je n'ai pas besoin qu'un Français s'en vienne ici, passe par New York, avec un contrat en anglais, et vienne me dire qu'on est des mangeux de poutine âgés, névrosés pis sado-maso, a lancé Yvon Bussières, conseiller indépendant de Saint-Sacrement-Belvédère. Je m'excuse mais payer pour se faire dire ça, c'est une connerie, et je demande au maire d'arrêter ces dépenses.»

Faisant référence au fait que le contrat a été octroyé sans appel d'offres, M. Bussières a ajouté que «si c'était venu ici au conseil, j'aurais dit non.»

«Ce qui est insultant, c'est que M. Labeaume décide tout seul, ça fait des années que je le suis ici, il décide de tout», a affirmé Anne Guérette, conseillère indépendante du Vieux-Québec-Montcalm. C'est un peu la goutte qui fait déborder le vase, les citoyens en ont assez.»

Mme Guérette s'est demandé si on avait vraiment besoin du travail de M. Rapaille, qui serait fait à moitié selon elle. «Québec, c'est un cadre de vie, notre grande maison à tous, on n'est pas juste un produit à vendre au plus grand nombre, a-t-elle exposé. Pourquoi on ne va pas chercher le code des consommateurs qu'on veut faire venir ici?»

Spectacle

Visiblement furieux de ces interventions, le maire Labeaume souhaite que les gens attendent avant de critiquer. «On engage des milliers de mandataires, je pense qu'il ne serait pas approprié de commenter le travail de chacun», a-t-il affirmé.

«On n'est pas des imbéciles, personne, on suit ça de près, on est une petite équipe qui le suit», a mentionné la conseillère Julie Lemieux, rappelant que Montréal a dépensé 500 000 $ sur deux ans pour trouver un nouveau logo. «Chacun sa façon de faire, dit-elle, nous on est allé chercher un des meilleurs dans le domaine, ça va bien et ce n'est pas si cher que ça.»

Qualifiant de «spectacle» l'intervention de M. Bussières, qui a dû être ramené à l'ordre parce qu'il parlait en même temps que d'autres conseillers, M. Labeaume l'a accusé d'user de facilité. «C'est ça le sens du vent, on donne un spectacle, on parle fort, on fait des exclamations. M. Bussières s'excite, il a le droit, c'est démocratique, mais il faut peut-être le faire avant. Après la semaine qu'on a eue, c'est d'une facilité déconcertante de s'exprimer comme ça.»

M. Labeaume a par ailleurs nié que la Ville ait déboursé 2000 $ pour réserver deux tables pour assister à la conférence de M. Rapaille devant la Société des communicateurs, mercredi dernier.



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