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Nos infirmières en exil

Accueillies en superstar

Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal
15/03/2010 05h55 

LAUSANNE - Lorsqu'elles arrivent en Suisse, les infirmières québécoises sont accueillies en grand. Pendant quelques jours, elles ont droit à des activités d'orientation et d'intégration qui leur permettent de tisser des liens avec d'autres Québécois.

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Nos infirmières en exil

La plupart des infirmières sont recrutées directement au Québec par l'entremise d'Euro-Care. On s'occupe de leur fournir tous les documents pour le permis de travail.

Si elles le souhaitent, on leur offre un logement meublé à quelques pas de l'hôpital. Ainsi, des dizaines de Québécois ont élu domicile au 84, avenue de Béthusy, à Lausanne. «Au début, c'est sécurisant d'être avec d'autres Québécois. On s'appelait «la clique de Béthusy», mais après un certain temps, on se sépare», dit Sophie-Chantale Racine, qui a vécu trois ans en Suisse avant de rentrer en décembre dernier.

«Un petit Québec»

Julie Dussault se souvient des nombreux partys qu'il y avait dans les petits studios ou même dans le bunker anti-bombardement de l'immeuble.

Cette proximité permet de créer des liens rapidement. «À Béthusy, il y a beaucoup de Québécois. Les Suisses sont plus difficiles d'accès. Ils sont probablement habitués de nous voir passer et repartir», dit pour sa part Pascalie Houde, qui habite un petit studio de-puis août de l'an dernier.

Les Québécois ont leurs lieux de rencontre et quand un artiste québécois débarque, comme ç'a été le cas pour les Cowboys Fringants à Genève récemment, ils accourent en grand nombre.

«On se retrouve dans une espèce de petit Québec», dit en riant Serge Gallant, qui a lui aussi vécu sa première année entouré de Québécois.

Formations

En plus du logement, on leur facilite l'accès à des formations continues, notamment en soins intensifs.

«Au Québec, tout est plus axé sur les soins, moins sur la formation et la recherche», déplore l'infirmière de 34 ans qui a reçu la formation et qui complète présentement un master en économie de la santé.

Julie Biagé, elle, a suivi une formation pour devenir infirmière-anesthésiste, une chose qui aurait été impossible au Québec. Depuis quelques années, elle travaille en salle d'opération grâce à ces nouvelles responsabilités. «Je ne travaille plus qu'au bloc opératoire. Ça me passionne. Je travaille en collaboration avec l'anesthésiste qui délègue des tâches.» Au moins une autre Québécoise suit quant à elle une formation pour être infirmière sage-femme.





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