QUÉBEC - Le SPQ-libre n’a plus sa place au sein du Parti québécois, croit le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé.
Lui-même ancien membre de cette aile de gauche plus radicale du Parti québécois, un «club politique» qui se définit lui-même comme défenseur du courant syndicaliste et progressiste, Pascal Bérubé en appelle maintenant à ce qu’il n’y ait qu’une seule et unique catégorie de membres au sein de sa formation politique.
La formule la plus appropriée et la plus intéressante pour le PQ, a-t-il dit, c’est celle des circonscriptions où, sur un territoire donné, des militants procèdent à l’élection de représentants. «Je crois que les gens ont tout l’espace requis pour s’exprimer à l’intérieur des circonscriptions sans avoir besoin de créer une autre instance à part, comme le SPQ-libre», a-t-il ajouté.
Selon lui, le temps est venu de s’interroger sur la pertinence de ce groupe au sein du PQ, des raisons qui ont poussé à sa création et des résultats engendrés grâce à la présence de ce «groupe au sein du groupe».
«Les gens sont libres de manifester leur opinion, peu importe leur opinion, et le congrès des présidents du PQ qui se tient samedi et dimanche à Lévis sert justement à ça», a-t-il soutenu.
Rappelons que c’est Marc Laviolette, ex-président de la CSN, qui assure actuellement la présidence du conseil d’administration du SPQ-libre, où siège également Pierre Dubuc, directeur et rédacteur en chef de L’Aut’journal.