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Selon le PQ

La Commission de la capitale nationale infiltrée par les «ultrafédéralistes»

Agence QMI 
Geneviève Lajoie
12/03/2010 22h42 
QUÉBEC - La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) est infiltrée par des «ultrafédéralistes», dénonce le Parti québécois.

Dans un document contenant la vision stratégique de la Commission, intitulé Les orientations, les valeurs fondamentales et le style d’action, on ne fait référence en aucun temps au fait français et on parle de la ville de Québec comme de la capitale, sans toutefois y joindre le mot «national», a signalé vendredi la députée péquiste Agnès Maltais, lors d’un exercice de reddition de comptes en commission parlementaire, auquel les dirigeants de la CCNQ étaient conviés.

Visiblement mal à l’aise à l’égard des éléments avancés par la porte-parole du Parti québécois pour la capitale nationale, le président-directeur général de la Commission, Jacques Langlois, a signalé qu’il était effectivement surprenant que dans un document officiel présentant les valeurs de l’organisme, il n’y ait rien sur le français.

Même position quant à la manière de désigner la ville de Québec comme une capitale, et non pas comme la capitale nationale. «On va regarder ça», a-t-il ajouté.

Si le conseil d’administration n’était pas composé d’une majorité de gens «ultrafédéralistes», a lancé la députée de Taschereau, comme c’est le cas à l’heure actuelle, «on n’aurait pas laissé passer de telles aberrations». Pas plus que d’illustrer la diversité culturelle de la société québécoise comme «une mosaïque, une image qui se rapproche dangereusement du multiculturalisme», s’est-elle insurgée.

«Cette idée que nous sommes un ensemble de communautés collées les unes à côté des autres, qui vivent les unes à côté des autres, un paquet de petites pièces dont aucune n’est prépondérante, mais qui ensemble forme une image commune, ce n’est pas ça la société québécoise. La société québécoise, il y a un tronc commun, il y a une racine commune forte à laquelle se joignent d’autres individus, d’autres communautés», dit-elle.

Le conseil d’administration de la Commission est extrêmement fédéraliste, souligne Mme Maltais. En plus d’anciens candidats du PLQ, comme Jacques Langlois ou Robert Cardinal, le C.A. de l’organisme compte également dans ses rangs l’ancienne directrice générale du Conseil de l’unité canadienne, Josée Noreau, de même que Céline Saucier, ex-p.-d.g. de la Fondation patrimoine historique international du Canada, tous des donateurs ou anciens donateurs libéraux.

«Je ne leur demande pas de nommer des souverainistes, mais je leur demande de ne pas nommer des gens directement associés au Parti libéral depuis très longtemps, des gens qui sont même encore actifs», a-t-elle lancé.



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