QUÉBEC - La ministre Nathalie Normandeau a dû se défendre mardi d’avoir participé, en plein scandale sur le contrat des compteurs d’eau à Montréal, à un cocktail de financement au cours duquel le PLQ a récolté 43 000$ et auquel ont participé plusieurs dirigeants de la firme Dessau.
Cette firme faisait parti du consortium qui a obtenu le contesté contrat évalué à un peu plus de 350 millions de dollars, mais qui a dû ensuite se retirer du processus après que le Vérificateur général de la ville de Montréal ait trouvé des irrégularités.
Ce cocktail de financement n'était pas organisé par la firme Dessau, a répété la vice-première ministre, visiblement ébranlée par les attaques du Parti québécois. Elle a ajouté qu’elle ne laisserait personne remettre en doute son intégrité et que de tels évènements étaient courants.
Son collègue ministre du Revenu, Robert Dutil, a précisé qu’une commission parlementaire étudie justement en ce moment un projet de loi sur les règles de financement des partis politiques. «Nous sommes tous d'accord qu'il faut éliminer ces problèmes de perception», a-t-il dit.
L’opposition péquiste s’interroge sur les activités de financement des ministres libéraux, qui doivent recueillir 100 000$ chacun pour leur parti. «Est-ce que ce sont les activités de financement de la vice-première ministre qui empêchent le premier ministre de déclencher une commission d'enquête?», a demandé le député péquiste Bertrand St-Arnaud.