Réagissant à la sortie publique du groupe réclamant un pacte pour le financement concurrentiel de nos universités, les ministres des Finances, Raymond Bachand, et de l’Éducation, Michelle Courchesne, ont publié mardi un court communiqué de presse pour saluer cette contribution au débat sur l’assainissement des finances publiques.
Toutefois, la ministre Courchesne rappelle dans ce communiqué qu’elle a promis de limiter l’augmentation des frais de scolarité à 50$ par session universitaire jusqu’en 2012.
Cette hausse demeure minime, puisqu’il faudrait plus que doubler les frais annuels de 2 272$ pour atteindre la moyenne canadienne de 4 917$.
«Les principes de l’accessibilité, de l’équité, de l’excellence et de l’efficacité doivent demeurer à la base de toute décision qui sera prise à l’égard du financement des universités», écrit-elle.
Pourtant, récemment, elle avait donné l’impression de ne plus écarter une hausse plus importante de la contribution des étudiants, affirmant qu’il fallait attendre le dépôt du prochain budget pour connaître le résultat d’une réflexion gouvernementale à ce sujet.
«Nous avons un engagement et nous avons l’intention de le respecter», a répété inlassablement l’attachée de presse de la ministre Tamara Davis, mardi, alors que Mme Courchesne, aussi titulaire du Loisir et du Sport, s’est déplacée à Vancouver pour assister à une portion des Jeux olympiques.
Dans le communiqué de presse, Raymond Bachand signale pour sa part que le document soumis par le groupe reprend de nombreuses idées et propositions entendues dans le cadre des consultations prébudgétaires et de la rencontre économique 2010 tenue à Lévis.
«Il met en lumière un questionnement qui revient sur la juste part que doivent payer les citoyens pour les services offerts par l’État», constate le ministre des Finances.
Le Journal de Québec