Comme la neige, le français se fait rare à Vancouver

Jeux olympiques - Comme la neige, le français se fait rare à Vancouver

Les Jeux olympiques de Vancouver se sont ouverts vendredi dernier.© AP/Mark Baker


Christina Spencer

VANCOUVER - Le ministre du Patrimoine, James Moore, se dit «déçu» du peu de place réservé à la langue française vendredi soir, lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver.

Les critiques du ministre ont été appuyées par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

«Je pense que les cérémonies d'ouverture étaient géniales, mais il aurait dû y avoir davantage de français, un point c'est tout», a déclaré le ministre Moore au réseau CBC.

Tout en qualifiant les cérémonies d’ouverture «d’immense succès», le ministre a ajouté qu'il aurait espéré «une meilleure représentation» du biculturalisme canadien.

Il a dit souhaiter que la cérémonie de clôture mette davantage de l’avant la culture francophone.

Le spectacle d'ouverture de vendredi soir a été salué dans son ensemble. Le patrimoine autochtone du Canada faisait partie des thèmes exploités, avec une cérémonie de bienvenue ponctuée de danses rituelles exécutées par des dizaines d’artistes autochtones.

Des artistes francophones comme Garou ont été en vedette et la présentation des délégations sportives a été faite dans les deux langues officielles.

Le président du comité organisateur des Jeux de Vancouver, John Furlong, a parlé presque exclusivement en anglais, alors que le président du Comité international olympique Jacques Rogge a parlé principalement en français. La gouverneure générale Michaëlle Jean a ouvert les Jeux dans les deux langues officielles.

«Lors de la cérémonie du compte à rebours il y a un an, le français était absent et nous étions préoccupés à ce sujet», a indiqué au réseau CBC le commissaire aux langues officielles Graham Fraser.

Selon lui, le comité organisateur a parcouru un long chemin depuis un an au chapitre de la signalisation bilingue et de la traduction, mais «le réflexe n’est pas là.»

«Il y a des moments que je sens que le français à Vancouver est un peu comme la neige: tout le monde à Vancouver souhaite la voir, mais elle est parfois difficile à trouver.»


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