Une «bataille inégale» pour les victimes

Erreurs médicales - Une «bataille inégale» pour les victimes

Me Marc Boulanger est l’un des rares avocats au Québec spécialisés dans la défense de victimes d’erreurs médicales.© Agence QMI/Jean-Claude Tremblay


Johanne Roy

QUÉBEC - C’est David contre Goliath lorsqu’un patient intente une poursuite contre un professionnel ou un établissement de la santé, reconnaît volontiers Me Marc Boulanger, de Québec, spécialisé dans la défense de victimes d’erreurs médicales.

«La bataille est inégale, mais on en gagne des causes, sinon on ne serait pas là. Il reste que les patients font face à des adversaires très bien financés qui ont tout intérêt à étirer les délais. Je dis alors à mes clients : attelez-vous, car vous en avez pour cinq, six ou huit ans!», précise Me Boulanger, dont le cabinet accepte ces dossiers sur la base d’un pourcentage sur les compensations obtenues.

«De cette façon, les gens ne sont pas étranglés par les honoraires d’avocats. Cela les allège d’un poids immense», dit-il. Me Boulanger est par ailleurs peu étonné des déclarations de Me Paul G. Brunet, du Conseil pour la protection des malades, voulant que la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) chercherait à intimider les patients-témoins dans une cause de recours collectif contre la FMSQ.

«Dans un litige, en présence d’adversaires, il faut s’attendre à ce que les individus fassent l’objet de questions sur leur condition médicale qui peuvent être perçues comme un abus, sans l’être. Parfois, il y a effectivement abus. Je ne suis pas surpris que des avocats de la défense puissent utiliser ce genre de tactiques», analyse Me Boulanger.

Me Brunet a, de son côté, soutenu au Journal de Québec, mercredi, «qu’il y a eu au moins deux désistements de témoins reliés directement ou indirectement aux agissements de la FMSQ». La Fédération, pour sa part, rejette en bloc les allégations de Me Brunet.

(Journal de Québec)


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