MONTRÉAL - Réactions mitigées au sein du milieu de l’éducation à la suite de l’annonce du ministère de l'Éducation du Québec qui veut revoir le calendrier scolaire afin de permettre la tenue «d'activités éducatives» les fins de semaine.
Le ministère de l'Éducation a déposé, mercredi, un projet de règlement qui propose de calculer l'année scolaire - des niveaux primaire et secondaire - en fonction des heures d’enseignements offertes plutôt qu'en nombre de jours.
Au lieu des traditionnels 180 jours du calendrier scolaire annuel, on compterait ainsi de 900 à 1000 heures d'enseignement réparties sur 180 à 200 jours.
Selon Québec, cette modification, envisagée dès la prochaine année, permettrait plus de flexibilité et d'étendre les activités scolaires durant la fin de semaine.
On laisse également entendre au ministère de l’Éducation que les journées pédagogiques seraient abolies, laissant la place à la tenue «d'activités éducatives» la fin de semaine. Des nouvelles dispositions qui pourraient s'appliquer au privé et au public dès l’an prochain.
Avantages et inconvénients
Selon ce qu’a rapporté Radio-Canada, les directions d'établissements d'enseignement affirment n'avoir jamais été consultées. Bien que la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement n'est pas contre le projet, qui donnerait selon la direction une plus grande marge de manœuvre aux écoles, elle n'est pas complètement d'accord non plus.
À cet effet, la présidente Josée Longpré estime que de tels changements engendreraient des bouleversements dans l'organisation du travail ainsi que dans le transport scolaire.
Elle affirme que ce changement au calendrier fait aussi ressurgir des contraintes d'ordre technique pour les établissements, dont les tâches du personnel, l’horaire des élèves, le transport scolaire et la surveillance.
Puisque les enseignants du secteur public et la majorité du privé peuvent seulement enseigner du lundi au vendredi en raison de l'actuelle convention collective, l'application de cette nouvelle mesure semble difficilement applicable aux yeux des enseignants et des syndicats.
Toutefois, le gouvernement négocie actuellement cette clause pour les prochaines conventions collectives de la fonction publique.
Notons que les groupes et les citoyens ont 45 jours pour faire part de leurs commentaires à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.