La commercialisation des services, c'est du sérieux. La Charte de la ville de Montréal a même été modifiée, cet automne, afin de permettre d'exiger des redevances pour des services offerts.
Aussi, le volet de commercialisation fait maintenant partie intégrante du plan d'action 2010 du service de police.
Une équipe de policiers a d'ailleurs été mise sur pied pour vendre des services, sous la supervision d'un nouveau patron, le commandant Gino Dubé.
«Il s'agit d'une équipe très motivée», dit-il. D'ailleurs, selon lui, le concept est plutôt bien accepté des policiers du SPVM.
Les policiers de son équipe rencontrent les cor porations, les autres corps de police en province et les citoyens, afin de leur offrir les services du SPVM.
«Si tu décroches quelques contrats intéressants, dans une année, tu obtiens un chiffre d'affaires de 15, 16 ou 17M$, c'est comme une PME», illustre l'assistant-directeur Sylvain Brouillette.
Arrondissements
Par exemple, le SPVM souhaite aller ravir les contrats que certains arrondissements donnent à des entreprises privées pour des tâches reliées à la sécurité publique, qui ne font plus partie des services de base de la police.
La patrouille dans les parcs, les chicanes de clôture, la surveillance des assemblées du conseil d'arrondissement, notamment.
La police de Montréal estime pouvoir offrir un meilleur service, en utilisant des cadets policiers, et à meilleurs coûts. La visibilité du SPVM en serait accrue et les cadets, équipés d'émetteurs-radio, auraient accès rapidement aux policiers.
«Pour ces tâches, un policier c'est trop, un agent de sécurité c'est correct, mais un cadet policier c'est encore mieux, parce qu'il est dans la famille du SPVM. (...) Et ce n'est plus la firme privée qui fera les profits. Ils restent dans les poches de la ville », indique M. Brouillette.
Formations
La formation est un autre gros pan du projet. En tant que corps policier d'importance, le SPVM a acquis des expertises en plusieurs matières. Les maîtres-chiens, le maniement de bâton télescopique, la conduite de moto ou d'autos de patrouille, tir, etc.
Sans vouloir se substituer à l'école nationale de police, le SPVM offre un tas de formations dans des disciplines où il a une expertise. Des formations qui pourraient bénéficier à d'autres corps policiers.
Il n'est pas exclu d'offrir le service de prise d'appels et de répartition des appels depuis la centrale de Montréal pour le compte de corps policiers de l'extérieur.