Un député risque une contravention

Sollicitation dans le métro - Un député risque une contravention

Bernard Drainville© Agence QMI

Accusé de «sollicitation» lundi après-midi, au métro de Longueuil, le député péquiste de Marie-Victorin, Bernard Drainville, risque de recevoir une contravention.

Accompagné des députées Marie Malavoy et Monique Richard, M. Drainville faisait signer une pétition réclamant la mise sur pied d’une commission d’enquête publique sur la construction.

«Deux policiers de Longueuil se sont approchés pour lui annoncer qu’il allait recevoir une contravention, a confirmé Manuel Dionne, attaché de presse du PQ. Sans remettre en question le travail des agents, M. Drainville a continué ce qu’il faisait. Il estime que le fait de faire signer une pétition est un droit constitutionnel reconnu par les chartes.»

L’amende, dont le montant n’a pas été précisé, sera envoyée au député par la poste. Tout laisse croire que M. Drainville la contestera. «On verra rendu là, répond prudemment M. Dionne. En tout cas, c’est la première fois qu’on entend parler d’un tel règlement municipal. C’est assez surprenant.»

Aucune plainte de citoyen n’est à l’origine de l’intervention des policiers, assure Manuel Dionne.

Sans commenter ce cas particulier, le capitaine Eddy Ranaudo, de la police de Longueuil, a signalé au Journal, hier soir, que le règlement municipal en question «vise généralement ceux qui distribuent des journaux sans avoir reçu une autorisation de la Ville et qui gênent la circulation à la sortie du métro, surtout durant les heures de pointe».

Comme il ne s’agit visiblement pas de ce genre de situations, M. Ranaudo n’a pas exclu que les policiers renoncent purement et simplement à envoyer la contravention au député.

L’incident a été révélé sur le fil Twitter d’Infoman. Il est vraisemblable de penser que les images de cette histoire seront diffusées à l’émission de jeudi soir.

Sur son propre fil Twitter, le député Drainville a écrit ceci: «Nous avons été interpellés par des policiers de Longueuil pour avoir fait de la sollicitation politique sans permis alors que nous recueillions des signatures pour la pétition réclamant une enquête publique. Finalement, ils ont décidé de nous laisser continuer.»


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