Nicolas Brisson, qui a quitté son
poste de responsable de l’organisation
Harel à la mi-août 2009 pour des
«raisons personnelles», a fait cette
sortie plutôt fracassante sur Facebook,
alors qu’il commentait le «statut» du maire de l’arrondissement
Rosemont – La-Petite-Patrie, François
Croteau.
«Toute la direction était au courant,
mais ils ont acheté la version de
Labonté», a écrit M. Brisson. «J’ai
avisé les gens en qui j’avais confiance
[…] en leur spécifiant que je n’avais
aucun doute que la bombe allait éclater
puisque les anciens collaborateurs de ce dernier
le dénonceraient», poursuit-il, dans ce
commentaire, qui a été supprimé en milieu de
journée.
Joint par Facebook, Nicolas Brisson a refusé
de nous accorder une entrevue, en réitérant
qu’il préférait «rester discret». «Cela dit, mes
commentaires sont sur le statut de François
Croteau, à l’exception de ceux qu’il a effacés!»
a-t-il répondu.
Harel étonnée
Par la bouche de son attachée de presse,
Louise Harel s’est dite «étonnée» de cette
sortie de son ancien collaborateur.
«Mme Harel va prendre contact avec Nicolas
afin de comprendre sa sortie. Lorsqu’il a remis
sa démission, il avait évoqué un désaccord
d’orientation avec la directrice de la campagne
(Irène Marcheterre). Mais il n’a jamais été
question de ce qu’il a écrit», a expliqué
l’attachée de Mme Harel, Marie-Hélène
d’Entremont.
Nicolas Brisson, un ex-employé du
Bloc québécois qui avait aussi beaucoup
travaillé avec le Parti québécois,
n’avait pas d’atomes crochus avec
Benoît Labonté et son entourage –
dont Irène Marcheterre – qui étaient
davantage associés au camp fédéraliste
de Vision Montréal.
Il est parti deux mois avant que le
scandale des «enveloppes brunes » de
Benoît Labonté – et de ses liens avec
l’entrepreneur Tony Accurso – n’éclate
à la mi-octobre.
Partisan de Projet Montréal
Aujourd’hui résidant de Gatineau,
M. Brisson a indiqué dans son échange sur Facebook
qu’il était maintenant un partisan de Projet
Montréal, le parti de Richard Bergeron. Il a
d’ailleurs commencé la «bataille virtuelle» en
accusant François Croteau d’avoir attaqué Richard
Bergeron dans son statut.
«Avant de te moquer publiquement de Richard
Bergeron, tu devrais te rappeler que la campagne
de Vision Montréal s’est révélé être une imposture
pour la majorité des électeurs», a-t-il écrit à
l’intention du maire de Rosement, qui a été
défendu par plusieurs de ses partisans et collègues
de Vision Montréal, dont les candidats
Atim Léon et Frédéric Lapointe.
LES COMMENTAIRES
DE NICOLAS BRISSON
CONCERNANT
BENOÎT LABONTÉ:
1-
Toute la direction était au
courant, mais ils ont acheté
la version de Labonté.
2-
J’ai avisé les gens en qui
j’avais confiance, Benoît
Hamilton, Fred Lapointe et
même mon successeur,
Grégoire Bérubé, en leur
spécifiant que je n’avais aucun
doute que la bombe allait
éclater, puisque les anciens
collaborateurs de ce dernier le
dénonceraient.
3-
Il était évident que Benoît
Labonté ne disait pas la
vérité, pour n’importe qui était
le moindrement allumé.
4-
Je suis arrivé dans la
campagne en passant
[pensant?] que l’objectif était
de faire le ménage à la ville et
en constatant que madame
Harel était incapable de le faire
dans son parti.
5-
Madame Harel a insisté pour
que je sois présent à une
rencontre de candidats, ce qui
était hors de question, puisqu’il
n’était pas question que je parle
et que je bullshite les candidats
sur les raisons de mon départ.
(même pas par une lettre
formelle).
6-
Sur les conseils d’un avocat,
je devais me taire, puisque
je pouvais être poursuivi.
7-
J’avais TOTALEMENT perdu
confiance en Louise Harel .