Les revenus engrangés en 2009, seulement depuis l'implantation des radars photo, le 19 août dernier, équivalent à 59 % des 6,6 M$ qu'il en aura coûté pour la fabrication, l'installation et l'entretien des appareils.
De plus, ces revenus permettent d'extrapoler des revenus annuels de plus de 10 M$ pour le gouvernement du Québec.
Il s'agit d'une entrée de fonds de près de 200 000 $ par semaine, pour Québec. Chaque billet s'élève en moyenne à 164 $.
Les données rendues publiques hier par le ministère de la Justice, en vertu de la loi sur l'accès à l'information, amènent à conclure que ce sont les radars fixes qui fonctionnent le plus.
Ainsi, pas moins de 21 311 billets d'infraction ont été remis à des conducteurs contrevenants qui ont circulé aux six endroits où ces radars sont installés.
Le champion des tickets
L'appareil établi sur l'autoroute 15 sud, près de la sortie Atwater, est sans conteste le champion des billets. Pas moins de 8494 billets, soit 40 % de tous les billets de vitesse émis par les appareils fixes, ont été produits par celui-ci.
Le radar photo de l'autoroute 20, à Pincourt (3800 billets), puis celui situé sur l'autoroute 20, à Boucherville (3219 billets), se tirent bien d'affaire eux aussi.
Un radar photo situé à Lévis, en banlieue de Québec, sur l'autoroute 20, a capté 3895 voitures en infraction.
Les chiffres diffusés hier permettent aussi de constater que les radars photo mobiles sont peu efficaces. Ces trois appareils, situés sur la rue Notre-Dame, à Montréal, sur la route 112, à Marieville, et sur la route 173, à Beauceville, n'auront contribué qu'à l'émission de 219 constats d'infraction.
On constate qu'à Montréal, c'est lorsque les appareils mobiles de la rue Notre-Dame sont situés à la hauteur des rues Baldwin ou Honoré-Beaugrand, en direction ouest, qu'ils sont les plus efficaces.
Quant aux appareils installés aux feux rouges, ils ont permis l'émission de 2 390 constats d'infraction.
Le plus productif est celui situé à l'angle des rues Notre-Dame et University, avec 1011 billets. Un autre, celui-ci situé à l'angle du boulevard Décarie Nord et de la rue Paré, a permis de prendre 598 conducteurs en défaut.
«L'objectif du projet n'est pas d'émettre des contraventions, mais d'améliorer la sécurité des usagers de la route. En somme, sauver des vies, réduire les coûts sociaux des accidents et des décès sur nos routes et, ainsi, prévenir des drames humains», écrit le ministère des Transports.