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Négos avec le secteur public

Le gouvernement a les Québécois sur son bord

Dany Doucet
Le Journal de Montréal
22/01/2010 06h56 
Négos avec le secteur public - Le gouvernement a les Québécois sur son bord
Le premier ministre Charest n’a pas l’intention de sabrer dans les services publics pour retourner rapidement à l’équilibre budgétaire.  
© Agence QMI

Le gouvernement du Québec n'est pas seul devant le front commun syndical à la table de négociation des conventions du secteur public : deux tiers des Québécois sont derrière lui.

Consultez le tableau :

  • Les résultats du sondage
  • Votre opinion

  • Êtes-vous d’accord avec la proposition du gouvernement à la table de négociations du secteur public?
  • Ce sont 68 % des Québécois qui se disent d'accord avec l'offre présentée par le gouvernement à ses employés syndiqués, c'est-à-dire des augmentations de salaire de 7 % sur cinq ans, alors que le front commun demande 11,25 % sur trois ans.

    Ce n'est pas tout dans cet immense rapport de force. Près de trois quarts des Québécois estiment qu'il faut réduire la taille de l'État : 31 % pensent qu'il faut le faire par suppression d'emplois, 41 % par attrition, en ne comblant qu'un départ sur deux.

    C'est ce qui ressort du dernier volet du sondage Léger Marketing sur l'état des finances publiques mené pour le compte du Journal de Montréal et de TVA, au début janvier.

    Pas des têtes de Turc

    Les Québécois ne condamnent pas les fonctionnaires et n'en font pas leurs têtes de Turc pour autant.

    Par exemple, il y a une majorité d'entre eux (54 %) qui estiment que les fonctionnaires sont productifs et travaillent fort. Il n'y a pas une majorité (45 %) qui pense que les salaires du secteur public sont trop élevés.

    Par contre, en plus de les trouver trop nombreux et trop gourmands dans leurs demandes, ils évaluent que l'écart avec le secteur privé est devenu trop grand en leur faveur : tant au niveau des conditions de travail qu'au chapitre de la productivité.

    Une faible majorité (52 %) estime qu'il faudrait abandonner la sécurité d'emploi dans la fonction publique.

    Des fonctionnaires favoris

    Les Québécois ne placent pas tous les employés du secteur public dans le même panier.

    Par exemple, ils estiment que les infirmières, les enseignants et les éducatrices en garderie devraient être mieux payés.

    En revanche, ils n'en disent pas autant de tous ceux qui ont un travail obscur, plus loin du citoyen, comme les employés de bureau, les professionnels et les cadres.

  • Au Québec, le taux de syndicalisation atteint 40 %.
  • Le Front commun syndical regroupe 475 000 syndiqués sur les 807 000 employés que compte la fonction publique et parapublique dont font partie les sociétés d'État comme Hydro-Québec, les municipalités et les organismes fédéraux au Québec.




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