Harel veut un train au lieu du corridor Dalhousie

Montréal - Harel veut un train au lieu du corridor Dalhousie

Louise Harel propose un train de banlieue qui emprunterait le pont Victoria. © Photo QMI / Archives

Jean-Louis Fortin

MONTRÉAL - Farouchement opposée à la construction du corridor d’autobus Dalhousie, sur lequel passeraient 1908 autobus par jour à proximité de résidences, Louise Harel a proposé lundi de le remplacer par un train de banlieue qui emprunterait le pont Victoria pour se rendre à La Prairie. L’Agence métropolitaine de Transport (AMT) trouve l’idée «intéressante» mais émet des doutes sur son efficacité.

«Il est tout à fait inacceptable de dépenser inutilement 118,7 M$ de fonds publics pour une solution considérée comme temporaire», a affirmé la chef de l’opposition à l’hôtel de ville, à propos de Dalhousie.

Selon son collègue à Vision Montréal et maire de l’arrondissement Sud-Ouest, Benoît Dorais, «la mise en service immédiate d’un train de banlieue Gare centrale – Saint-Hubert – Terminus Chevrier – La Prairie pour réduire l’embouteillage monstre des autobus» serait préférable.

Trop faible débit

Or, un train de banlieue sur le pont Victoria ne pourrait soutenir un débit de voyageurs très élevé, d’après l’AMT, qui aurait à l’exploiter.

«Selon les contraintes imposées par le CN, qui est propriétaire de la voie, il ne pourrait y avoir plus de 3 départs par heure de pointe », explique à 24H Michel Veilleux, vice-président Planification et Innovations à l’AMT.

«Trois trains représenteraient 3000 déplacements le matin et le soir, alors qu’un système léger sur rail (SLR) peut transporter 13 000 personnes par heure, ajoute-t-il, en précisant que l’étude de cet axe ferroviaire «qui présente un certain intérêt» fait partie des scénarios étudiés par l’Agence.

Les deux dernières séances d’audition des mémoires sur le projet de réaménagement de l’autoroute Bonaventure, un projet piloté par la Société du Havre de Montréal, auront lieu mardi à 15h et 19h.


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