Un système sophistiqué comprenant des centaines de caméras, des agents en quantité et un excellent réseau de communication fait qu'un joueur louche, un tricheur ou un shylock sera vite repéré, au casino.
Un système en place depuis l'ouverture, en 1993.
«Pouvez-vous vous imaginer qu'il n'y a pas de caméras qui nous observent ici ?», lance son mari, Raman Chopra, pointant le plafond, lors d'une entrevue à l'aéroport PET, hier.
Selon la passagère, Shama Chopra, au-delà des scanners annoncés mardi, l'observation du comportement des passagers, afin de détecter d'éventuels suspects, devrait primer.
Ottawa a d'ailleurs annoncé son intention de mettre en place un programme en ce sens, mardi.
Policiers à bord
Mais c'est trop tard : pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps pour mettre en place des mesures, questionnent la femme de 54 ans et son mari, Raman. Surtout qu'en 2001, un terroriste a été arrêté alors qu'il s'apprêtait à faire exploser un engin caché dans un soulier.
À l'aéroport d'Amsterdam, Mme Chopra a pu observer Umar Farouk Abdulmutallab pendant plusieurs minutes. L'air troublé, il passait ses mains dans son front.
«Si j'ai pu le remarquer, un agent aurait pu le remarquer aussi, s'il y en avait», dit-elle.
Shama Chopra s'estime bien chanceuse d'être encore en vie. Elle doit la vie à ce «héros», cet homme alerte et brave qui s'est jeté sur le terroriste pour mettre fin à son funeste dessein.
Mais s'il n'y avait pas eu un homme courageux tout près ? Il n'aurait suffi que de quelques secondes ou minutes pour enflammer, voire faire exploser l'appareil.
Mme Chopra estime que la présence de policiers armés dans les avions, du moins pour les vols internationaux, devrait être une priorité.
«Ces gens sont formés et expérimentés, ils savent comment intervenir», dit-elle.
Renseignement et profilage
Toutes des mesures qui seraient plus efficaces que les scanneurs, aux yeux de l'ex-PDG d'Air Canada et ex-président de l'Association inter nationale des transporteurs aériens, Pierre Jeanniot.
«Il faut dépenser plus dans les services de renseignements, ajoute-t-il. Ce n'est pas dans les aéroports qu'on arrête des terroristes, c'est avant qu'ils s'y rendent.»
Obama l'a d'ailleurs admis : on savait, mais l'information n'a pas été partagée.
«C'est un échec dans l'intégration et la compréhension des renseignements dont nous disposions déjà», a-t-il dit.
Il faut miser sur l'infiltration de cellules terroristes, l'écoute électronique, la filature des extrémistes à la sortie des mosquées, dit M. Jeanniot.
Il est aussi en faveur d'un profilage «intelligent et éclairé» dans les aéroports.