Le taux d’obésité est plus élevé chez les enfants de 8 à 10 ans qui habitent à proximité d’un dépanneur, pour qui bonbons et sucreries se retrouvent à portée de main.
C’est ce que révèle une étude menée par Tracie Ann Barnett du CHU Sainte-Justine et du département de médecine de l’Université de Montréal.
Les chercheurs ont tenté de créer des liens entre les caractéristiques sociales du voisinage et l’excès de poids chez les jeunes. Étonnamment, la présence d’espaces verts, d’infrastructures de loisir et de parcs à courte distance du lieu de résidence de l’enfant n’aurait pas vraiment, ou très peu d’influence positive sur sa masse corporelle.
Un taux d’obésité plus important a cependant été décelé chez les jeunes qui habitent à moins de 800 m d’un dépanneur. Les chercheurs ont observé que plus l’enfant habite loin d’un dépanneur, moins il risque d’avoir une surcharge de poids, un tour de taille, ou un taux de gras corporel élevé.
632 familles montréalaises qui comptent un enfant de 8 à 10 ans et dont l’un des parents est obèse participent à cette étude qui a débuté en 2005. Les familles sont issues de milieux et de classes sociales différentes.
Les rondeurs sont présentes chez la majorité de ces enfants alors que 42% d’entre eux affichent un surplus de poids et 22% sont tout simplement obèses.
L’étude se poursuivra afin de voir si une exposition prolongée à des environnements favorables aura des effets bénéfiques sur le poids des enfants observés.