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Santé

Trouver un médecin: un sport extrême

Johanne Roy
Le Journal de Québec
14/12/2009 05h03 

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Appel à tous auprès de la famille, de connaissances, y compris sur Facebook... Josée Fréchette a mis au bas mot un an et demi à trouver un médecin de famille, au prix de démarches répétées et souvent frustrantes.

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«Je voyais la quarantaine arriver (en janvier prochain). Je voulais obtenir un bilan de santé et faire vérifier certains petits malaises ressentis depuis quelque temps. Mon père est décédé d'un cancer lorsqu'il était dans la quarantaine. Les cliniques sans rendez-vous, c'est le fast food de la consultation médicale. Je voulais avoir un médecin sur qui je pourrais compter pour la suite», relate cette Montréalaise.

Josée Fréchette était même prête à faire le trajet jusqu'à Ottawa ou n'importe où au Québec pour un précieux médecin de famille.

Comme bien des gens, Josée a pris le pris le bottin et a fait le tour des cliniques médicales près de chez elle. Aucune n'avait de place à lui offrir. Elle a ensuite sondé le terrain auprès de ses proches, à Montréal, Sherbrooke et Québec, afin de voir si leur médecin de famille ou un médecin de leur connaissance, pouvait la prendre comme patiente. En vain.

Facebook à la rescousse

«J'étais mal pas découragée. Lorsque notre cas est urgent, on passe vite dans le système, mais s'il s'agit de prévention, c'est pas mal plus long. Je me suis tournée vers Facebook, disant que j'étais à la recherche d'un médecin de famille. Certains m'ont donné la référence de leur médecin de famille; j'en ai contacté une dizaine et, à chaque fois, j'ai essuyé un refus. Deux ou trois personnes m'ont conseillé d'aller dans une clinique privée et de payer les frais autour de 120$.»

«C'est une option que je considérais aussi, mais je venais de mettre sur pied ma propre agence de spectacles et je trouvais que c'était un bon montant à débourser pour des services, en principe, couverts par l'assurance-maladie (RAMQ). À ce stade, plusieurs auraient laissé tomber, mais j'étais déterminée à avoir un médecin de famille. J'ai appelé ma soeur, à Ottawa, afin de voir si son médecin de famille pouvait m'accepter. Cela a été le cas. Peu importe que c'était à une heure quarante-cinq de route, j'ai pris rendez-vous, tout en continuant mes recherches.»

Soulagement

«J'ai donné quelques coups de fil dans des Unités de médecine familiale d'hôpitaux montréalais. J'ai alors été référée à une clinique médicale de Verdun, où, semble-t-il, deux médecins prenaient encore de nouveaux patients. J'ai attendu deux heures au sans rendez- vous pour voir l'un des médecins en question. Je me suis retrouvée devant une femme médecin super sympathique, qui était bel et bien en mesure de me prendre comme patiente. J'ai fait: Wow! Ma soeur a profité du rendez-vous que j'avais pris à Ottawa. Ma ténacité a porté fruit, mais cela a été toute une saga», témoigne Mme Fréchette.





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