Moins pire que prévu

Tempête de neige - Moins pire que prévu

Même si la première journée s’est bien déroulée, les autorités municipales demandent la collaboration citoyens pour dégager les rues de la métropole. © Thierry Avril

Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal

Souvent critiqués pour ses opérations de déneigement, la Ville de Montréal et ses 19 arrondissements se félicitaient hier d'avoir bravé la première tempête sans trop de difficultés. Mais ce n'est pas fini, prévient le grand patron de l'opération, il reste maintenant à ramasser la neige. Et ça pourrait prendre plus de quatre jours.

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Le chef des opérations de déneigement à la Ville de Montréal, Yves Girard, était plutôt souriant, en fin de journée. Et il félicitait non seulement les employés de la Ville, mais surtout les automobilistes et les citoyens.

«Les citoyens ont contribué à leur façon, dit-il. Il y a eu beaucoup moins de véhicules sur les routes. L'heure de pointe du retour à la maison qu'on escomptait très très lourde, finalement, n'a pas été si lourde que ça.»

Yves Girard dit que les dirigeants de la Ville apprennent chaque année. L'année dernière, par exemple, exactement à la même date, la première tempête de l'année avait lourdement perturbé la circulation. Certains automobilistes avaient mis plus de trois heures pour passer du centre-ville à la Rive-Sud.

«On a mis beaucoup d'énergie pour éviter ça, explique M. Girard. On a avisé les citoyens, dès la veille, en leur suggérant de travailler de la maison, de prendre le transport en commun. La police était là aussi pour le contrôle de la circulation pour éviter les situations d'interblocage aux intersections importantes. Ils ont assuré la fluidité notamment aux endroits stratégiques, notamment aux abords des ponts Jacques-Cartier, Victoria, Champlain, etc.»

Selon ce spécialiste des opérations de déneigement, la première tempête est souvent la pire. «Beaucoup d'automobilistes n'ont pas encore leurs pneus d'hiver ou n'ont pas encore adopté un mode de conduite hivernale», fait-il remarquer.

Ce n'est pas fini

Mais si l'opération déneigement s'est bien passée, il reste maintenant à souffler et à charger la neige pour dégager les bordures des rues.

«On demande aux gens à nouveau de prendre le transport en commun pour les prochains jours pour nous laisser travailler librement, plaide M. Girard. On leur demande d'utiliser les espaces de stationnement gratuit qu'on met à leur disposition pour remiser leur véhicule et les enlever de la rue. De cette façon, quand on passe avec la souffleuse, c'est libre, c'est plus rapide, moins de problèmes, moins d'autos à remorquer et donc, moins de frais pour les automobilistes.»

  • Montréal et les arrondissements priorisent 15 artères principales et 22 zones de transport en commun, qui sont déneigées plus rapidement et plus fréquemment de façon à permettre une meilleure circulation, notamment pour les des autobus de la STM.

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