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Fonction publique - Négociations

Hausses de salaire pour les fonctionnaires

Michel Hébert
Le Journal de Québec
01/12/2009 04h58 

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Fonction publique - Négociations - Hausses de salaire pour les fonctionnaires
« Nous sommes à la croisée des chemins, nous n’avons plus le choix de nous attaquer à l’organisation du travail », a insisté Mme Gagnon-Tremblay. 
© PHOTO D'ARCHIVES

Malgré un budget lourdement déficitaire, le gouvernement offre à ses employés une hausse globale de la rémunération de 2,3 milliards, étalée sur cinq ans.

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    Votre opinion

  • Que pensez-vous des offres faites aux fonctionnaires par le gouvernement du Québec?
  • Le gouvernement estime que, pour respecter la cible de 3,2 % de croissance des dépenses, les coûts de main-d'oeuvre ne devront pas augmenter de plus de 1,4 % par année, soit de 7 % d'ici au 31 mars 2015.

    Cette proposition faite au front commun vise l'ensemble des 550 000 employés de l'administration québécoise, dont la rémunération coûte déjà 32 milliards.

    «Cela inclut tout, c'est notre cadre financier », a précisé la présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, en conférence de presse hier matin.

    L'enveloppe additionnelle de 7 % devrait donc permettre des hausses salariales, la distribution de diverses primes, la progression naturelle dans les échelons salariaux, l'équité salariale et la bonification des régimes de retraite.

    «Ce ne sera pas du mur à mur, ni une augmentation linéaire», a précisé Mme Gagnon-Tremblay.

    «Ces offres, a-t-elle précisé, tiennent compte à la fois de l'importance de préserver les services publics et de la capacité de payer des contribuables.»

    Bonification

    Le contrat de travail visé prendrait effet le 1er avril 2010 et viendrait à échéance le 31 mars 2015.

    Par ailleurs, s'il advenait que l'économie prenne du mieux et que le PIB augmente de plus de 4,2 %, les augmentations pourraient être bonifiées pour les deux dernières années des conventions collectives.

    Le gouvernement a évité d'opter pour un gel des salaires, mais, pour les deux tiers des salariés de l'État aux échelons salariaux les plus élevés, les hausses seront évidemment minimales. Les seuls gains additionnels possibles viendront des économies tirées de la réorganisation du travail.

    «Nous sommes à la croisée des chemins, nous n'avons plus le choix de nous attaquer à l'organisation du travail», a insisté Mme Gagnon-Tremblay, accompagnée pour l'occasion des ministres de l'Éducation et de la Santé, Michelle Courchesne et Yves Bolduc.

    La «définition des tâches» nuit à la «souplesse» dans la fonction publique alors que dans l'Éducation, la moindre activité est «minutée», a déploré hier la ministre Courchesne. Les conventions collectives qui régissent l'éducation des jeunes Québécois sont particulièrement rigides. Les jeunes enseignants, plus motivés et plus efficaces, ne sont malheureusement pas récompensés pour les efforts additionnels qu'ils déploient. Selon Mme Courchesne, «ceux qui donnent plus doivent pouvoir recevoir plus».

    Dans le réseau de la Santé, le ministre Bolduc vise deux cibles prioritaires : le temps supplémentaire systématique qui coûte 190 millions par année et le recours aux agences privées de ressources humaines qui facturent 10 millions d'heures totalisant 367 millions de dollars.





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