Après que de nombreux politiciens et acteurs de la scène publique aient fait de même au cours des dernières semaines, les procureurs ont octroyé leur appui à la cause hier soir, par voie de communiqué.
Dans le document, signé par le président de l’Association Christian Leblanc, on peut lire que «Il faut mettre au jour l'ensemble d'un système qui semble avoir gangrené un secteur important de notre économie et qui a des impacts insoupçonnés sur nos finances publiques et, ultimement, sur les contribuables».
Le gouvernement du Québec n’a toujours pas pris de décision à savoir s’il autorisait ou non la tenue d’une enquête du genre.
Jusqu’à maintenant, Jean Charest et son ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis, ont maintenu le même discours, c’est-à-dire d’attendre la fin des enquêtes de la Sûreté du Québec sur les différents cas de fraude avant de prendre une décision.
À ce sujet, M. Leblanc ajoute que «même les policiers affirment qu'une enquête publique ne nuira pas aux enquêtes déjà en cours. Pour nous, il ne s'agit plus simplement d'enquêter sur certains dossiers et éventuellement de faire condamner quelques individus. C'est l'intégrité de toutes nos institutions qui est aujourd'hui en cause».
L'Association des procureurs de la Couronne regroupe près de 450 procureurs au Québec.