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Cas présumés de torture

Pas l'ombre d'une preuve, dit MacKay

Agence QMI 
Kathleen Harris
23/11/2009 20h27 

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Cas présumés de torture - Pas l'ombre d'une preuve, dit MacKay
Le général Walter Natynczyk et le ministre de la Défense Peter MacKay, dimanche à Halifax. 
© LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan

Le Canada a interrompu le transfert de prisonniers afghans à trois reprises parce que les fonctionnaires se sont vus interdire les visites «sans entraves et à l’improviste» pour vérifier les conditions de détention, selon les révélations faites par le ministre de la Défense, Peter MacKay, lundi.

Attaqué au sujet de la gestion gouvernementale des prisonniers afghans, M. MacKay a déclaré qu’il n’y avait pas «l’ombre» d’une preuve certifiant que les allégations de viol et de torture soient vraies.

Selon lui, le gouvernement a réagi aux inquiétudes exprimées au sujet des mauvais traitements en renforçant les ententes de transfert et en investissant pour améliorer les conditions de détention.

M. MacKay a promis de déposer les documents nécessaires – prévenant que ceux-ci pourraient se retourner contre le précédent gouvernement libéral. «Nous examinerons toutes les preuves, a-t-il dit. Puis nous verrons quelles conditions ont été améliorées, quand les investissements ont réellement été faits, quand le travail a véritablement été accompli en vue d’améliorer la situation en Afghanistan.»

Richard Colvin, un diplomate canadien anciennement posté en Afghanistan, a réactivé la controverse au sujet des prisonniers afghans en affirmant devant le comité parlementaires que les prisonniers capturés par les troupes canadiennes avaient été violés, battus et torturés.

Le chef libéral, Michael Ignatieff, s’est dit «sceptique» à l’effet que les documents que le ministre a promis de déposer iront à la source des problèmes de torture.

Il a accusé le premier ministre Stephen Harper d’esquiver la période de question quotidienne pour prendre part à une photo publicitaire car il y a des questions pressantes quant au rôle qu’il a jouée dans la controverse.

«Cela défie l’entendement que le premier ministre le plus centralisateur, le plus contrôlant depuis longtemps aurait pu ignorer, ou ne pas être conscient du bien-fondé de ces allégations et des messages inquiétants envoyés par M. Colvin au gouvernement à propos de ce qui s’est passé dans les prisons afghanes», a-t-il dit.

Pour sa part, le chef néodémocrate Jack Layton a mentionné que l’on continuera à douter de la réputation du Canada jusqu’à ce qu’une enquête publique fasse la lumière sur cette affaire.

«Menons une enquête en bonne et due forme pour aller au fond des choses parce que sinon, les gens qui observent les agissements du Canada penseront que le gouvernement canadien camoufle peut-être quelque chose sur les questions de droits humains et de torture et c’est inacceptabl», a-t-il dit.

Le comité multipartite spécial de la Chambre des communes qui analyse le problème des prisonniers entendra le témoignage de l’ancien chef du personnel de la défense, le général Rick Hillier à la retraite, ainsi que celui d’autres militaires mercredi.



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