La ministre défend ses «cibles»

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

Même si elles manquent d'ambition, selon plusieurs, les cibles de diplomation que les commissions scolaires devront atteindre d'ici 2020 ont le mérite d'être «réalistes» et «atteignables», croit la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.

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«L'effort demandé tient compte de la situation particulière de chaque commission scolaire. On ne peut pas tout faire d'un coup», dit l'attachée de presse de la ministre, Tamara Davis.

La Commission scolaire de Montréal n'a pourtant pas l'intention de suivre la cible proposée par le Ministère. Au lieu d'attendre en 2020 pour augmenter son taux de diplomation à 70 %, l'organisme tentera d'atteindre cet objectif cinq ans plus tôt, a fait savoir son porte-parole, Alain Perron.

C'est d'ailleurs ce que la Commission scolaire avait prévu dans son propre plan d'action, nommé «Réussir.»

«Nous, on se concentre vraiment sur le plan Réussir, avant tout», dit M. Perron.

Constat désolant

La Fédération des commissions scolaires trouve «désolant de penser qu'il pourrait encore y avoir un tiers des élèves qui ne seront pas diplômés» à Montréal, en 2020. Mais la présidente de l'organisme, Josée Bouchard, croit elle aussi qu'il s'agit là d'une cible réaliste. «Le taux de réussite est tellement bas, présentement, que même si l'objectif avait été plus haut, on risquerait de se casser la gueule, lance-t-elle. Cela dit, ça n'empêche aucune commission scolaire de mettre les efforts pour dépasser cette cible-là», insiste Mme Bouchard.


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