L’Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics (AQRP) demande à Québec d’envoyer des équipes administrer le vaccin directement dans les centres pour personnes âgées.
«Plusieurs personnes âgées ont peur de ne pas être vaccinées à temps, d’autres se demandent si elles pourront recevoir le vaccin si elles ne peuvent pas se déplacer», a affirmé vendredi la présidente de l’AQRP, Madeleine Michaud, en entrevue à 24H.
Pour cette dernière, qui a reçu plusieurs appels de personnes confuses par la désorganisation de la campagne, l’idée d’aller chercher un coupon tôt le matin puis de revenir à l’heure mentionnée est tout à fait inappropriée pour les personnes âgées dont plusieurs sont à mobilité réduite.
«On se déplace pour faire voter les personnes âgées. Est-ce plus important de les faire voter que de les vacciner?», se demande la présidente de l’AQRP.
Préoccupée par ce qu’elle voit et entend, la présidente de l’AQRP enjoint même le premier ministre Charest d’annuler son voyage en Europe pour diriger la campagne de vaccination.
Maximiser les vaccins À la Direction de la santé publique du Québec (DSPQ), on affirme que les cliniques de vaccination de masse peuvent administrer jusqu’à 300 vaccins à l’heure, ce qui est plus avantageux que d’envoyer des infirmières dans des centres pour personnes âgées qui, de toute façon, ne sont pas priorisées sur les listes.
«Les personnes de plus de 65 ans ont déjà été touchées par un virus semblable par le passé et sont déjà immunisées», rappelle Dominique Breton, de la DSPQ. Le virus de la grippe de Hong Kong, en 1968, était effectivement de souche H1N1.
L’AQRP attend une réponse du ministre Yves Bolduc d’ici peu et entend suivre la situation de près.