L’implantation d’un nouveau système téléphonique administré par le fournisseur Telus serait tellement chaotique dans les bureaux de la ville de Montréal qu’elle entraînerait maintenant un risque de «panne majeure».
Selon une source anonyme rencontrée par le quotidien La Presse, «on ne parle pas ici de risque théorique de panne, c’est bien réel».
Ces nouvelles révélations, en ce qui a trait au réseau téléphonique de Montréal, font suite au remplacement de Bell, comme principal fournisseur de services téléphoniques à Montréal, par Telus, une situation à laquelle s’intéresse d’ailleurs le vérificateur de la Ville, Jacques Bergeron.
Ce dernier a déclenché une enquête formelle sur le dossier après qu’il ait été révélé que Telus avait, selon La Presse, déposé une soumission deux fois moins élevée que sa concurrente pour soutenir la téléphonie dans les 300 bureaux de la ville.
Telus avait initialement fait une proposition de 35 millions $ (contre 47 pour Bell), en ce qui a trait à la téléphonie filaire et de 47 millions $ (contre 83 pour Bell) pour l’échange de données.
Depuis, la valeur de ce contrat atteint presque les 100 millions $ en raison de certaines contingences et l’implantation du nouveau système a pris un énorme retard, à un point tel que Bell a même dû intervenir.
Le responsable de l’octroi du contrat de téléphonie était l’ex-patron des technologies à la Ville, Gille Parent, un individu qui a été congédié à l’automne et qui est depuis poursuivi pour fraude au criminel.