Jeff Fillion sort très amer de sa campagne électorale pour la course à la mairie de Québec. Il accuse notamment les médias traditionnels de l’avoir boudé.
«Je dresse un bilan de non-campagne. Je pense qu’on avait tous les ingrédients pour avoir une belle campagne électorale, mais pour les médias généralistes, la campagne, c’était suivre Labeaume. C’était le party Labeaume!»
Le candidat indépendant croit qu’il a soulevé plusieurs points qui auraient mérité d’être débattus sur la place publique. En tout, il a élaboré 24 projets qu’il cote lui-même de trois, quatre ou cinq étoiles.
«J’ai sorti pleins d’idées qui sont tombées dans l’oubli derrière des histoires de nouveau colisée. Par exemple, tourner à droite sur les feux rouges ou encore le bilinguisme. Je parle ici d’être capable de pogner le téléphone et appeler à l’étranger en parlant en anglais. Comment peut-on espérer être ouvert sur le monde tout en étant unilingue?»
Pas d’illusion
Deuxième derrière Labeaume dans les récents sondages, avec des intentions de vote oscillant de six à sept pour cent, Jeff Fillion aimerait obtenir un meilleur résultat à l’issue du scrutin de ce soir.
Il ne se fait toutefois pas trop d’illusion.
«Si je me fie au pourcentage de coverage pour chaque parti, on arrive au même résultat que dans les sondages sur les intentions de vote. Je ne m’attends pas à grand-chose.
«Je n’ai jamais dit que je ne voulais pas battre Labeaume, j’ai dit que je ne pouvais pas le battre. J’ai joué la stratégie d’un gars humble. Mais si les médias avaient obligé Labeaume à sortir de sa tanière, peut-être qu’on aurait eu droit à une vraie campagne», déplore celui qui se dit inquiet pour l’avenir de sa ville selon le cours actuel des événements.