«Pendant qu'on complète des formulaires, on n'est pas dans l'école à élaborer des stratégies pour faire en sorte qu'on puisse contrer le décrochage», fait-elle valoir.
Celle qui représente la majorité des directeurs d'école pense que le «plan d'action» présenté récemment par la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, ne fera qu'augmenter la bureaucratie dans les institutions.
«On se retrouve encore avec de nouveaux formulaires à remplir, avec du contrôle de plus en plus impressionnant», soupire-t-elle.
Dans ce contexte, Chantal Longpré avoue que les parents peuvent avoir beaucoup de mal à contacter ceux qui dirigent l'école de leurs enfants.
Inévitable
La présidente de la FQDE reconnaît néanmoins que les directeurs d'établissement doivent inévitablement remplir une certaine quantité de paperasse.
«Il faut bien qu'on garde une trace des élèves en difficulté, du budget et des réquisitions qu'on fait. Le problème, ce n'est pas tant les papiers que la quantité de papiers», insiste-t-elle.
«Plus il y a de structures, plus il y a de papiers, dit Chantal Longpré. Et, nous, on est au bout de la structure, avec la pile de papiers qui vient avec.»
À ceux qui seraient tentés de refiler toutes ces tâches cléricales aux secrétaires d'école, Mme Longpré souligne qu'elles sont tout aussi débordées.
«Elles ont 25 fois plus de tâches à accomplir qu'il y a dix ans», dit-elle.