Vers des parcs branchés

Montréal - Internet - Vers des parcs branchés

Les Montréalais pourront-ils bientôt naviguer dans Internet sur les bancs de parcs, comme c’est déjà le cas dans quelques parcs de Québec ? © Mathieu Turbide

Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal

Le parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, promet d'installer des bornes Wi-Fi donnant un accès Internet gratuit dans les principaux parcs de la métropole. Mais on ignore encore quelle solution sera retenue pour réaliser cet engagement.

«Tout le monde sait que les parcs de Montréal sont très utilisés pour les loisirs, mais aussi pour la détente. Alors pourquoi ne pas pour aller surfer sur Internet ?», souligne Mme Fotopoulos, mairesse sortante du Plateau-Mont-Royal et candidate comme conseillère dans NDG pour la prochaine élection.

L'idée n'est pas nouvelle. Plusieurs villes nord-américaines et européennes ont commencé à offrir une connexion Internet sans fil dans des lieux publics extérieurs. À Québec, on peut maintenant surfer gratuitement sans fil sur les Plaines d'Abraham, par exemple.

Tous les grands parcs urbains de Montréal, qui sont la responsabilité de l'agglomération, seraient ainsi dotés d'un service Internet sans fil.

«On parle des parcs Maisonneuve, Lafontaine, Jarry, Angrignon, mais aussi des parcs les plus achalandés dans les arrondissements, comme le parc Laurier, par exemple», ajoute Mme Fotopoulos, qui souhaite pouvoir brancher 50 parcs dès la première année. Pas question, toutefois, d'installer ce service dans les parcs nature comme celui du Cap Saint-Jacques.

Avec Île sans Fil ?

Union Montréal ne sait pas encore précisément quelle technologie sera utilisée ni comment le service fonctionnera dans les détails. La Ville pourrait faire appel à l'organisme Île sans Fil, qui est l'équivalent montréalais de ZAP-Québec. L'organisme qui compte plus de 120 000 membres a déjà fourni à la Ville, en 2008, une proposition pour brancher les espaces publics pour la somme d'un million de dollars sur cinq ans.

«Nous sommes bien contents de voir qu'Union Montréal a inclus ce projet dans sa plate-forme. Nous avions discuté avec l'un de leurs candidats. Les autres partis aussi nous ont posé des questions. Nous allons suivre ça avec attention, surtout le 2 novembre pour voir les actions qui suivront», a indiqué Laurent Maisonnave, président d'Île sans Fil.

Cependant, Helen Fotopoulos refuse de préciser quelle solution son parti préconisera. «C'est un engagement pour le moment, pas un projet précis. Mais après l'élection, si nous sommes là, nous allons mandater nos services municipaux pour qu'ils étudient le projet et nous proposent des solutions. Vous savez, la technologie dans ce domaine, ça change très vite et nous voulons avoir la meilleure technologie disponible», explique Mme Fotopoulos.

Déjà, cependant, elle admet que le parc du Mont-Royal pose problème. «Nous savons qu'il y a des problèmes dans le parc en raison de la montagne. Mais nous allons trouver une solution», promet-elle.

Un projet qui bat de l'aile

Un an après avoir annoncé que la Main deviendrait la plus grande zone sans-fil au Canada, les commerçants du boulevard Saint-Laurent peinent toujours à réaliser ce projet. Il est même possible qu'ils laissent tout simplement tomber l'idée.

«Disons que ce n'est pas aussi simple que certains le croient», admet le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) du boulevard Saint-Laurent, André Beauséjour, qui couvre la Main entre la rue Sherbrooke et l'avenue du Mont-Royal.

Après avoir dû changer de fournisseur (le premier ayant fait faillite), la SDC a réalisé qu'il était plutôt difficile de couvrir à la fois l'extérieur du boulevard Saint-Laurent et l'intérieur de tous les commerces membres de la SDC.

«Nous avons donc décidé de faire réaliser une étude de site qui pourra nous conseiller sur une façon d'avoir une pénétration acceptable à l'intérieur des commerces, sans que ça nous coûte trop cher», explique

M. Beauséjour. L'étude en question doit être complétée aujourd'hui.

Argent perdu?

La SDC, qui fait maintenant affaire avec Cisco et Bell Canada, a déjà investi plusieurs dizaines de milliers de dollars dans ce projet.

«Si on réussit à avoir un bon taux de pénétration, on espère pouvoir mettre le tout en fonction avant les Fêtes. Mais si les résultats ne sont pas concluants, il est possible qu'on décide de laisser tomber», ajoute le directeur de la SDC.

Le système envisagé par la SDC du boulevard Saint-Laurent fonctionnerait avec une carte d'accès avec mot de passe fournie par les commerçants (un peu comme chez Starbuck's).


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