Alors que les églises au Québec ferment les unes après les autres, le dalaï-lama, lui, remplit le Centre Bell.
Tout sourire, il a retenu l’attention de près de 14 000 spectateurs, qui buvaient ses paroles et l’applaudissaient quand son message les touchait droit au cœur.
Si bien des gens semblent ne plus vouloir s’investir dans une religion, ils ne sont pas pour autant las d’entendre parler d’amour et de compassion comme le dalaï-lama peut le faire.
«C’est un grand homme et c’est une chance de le voir. J’ai envie d’éveiller mon esprit, ma spiritualité et ma créativité», répond un jeune spectateur, pressé d’aller retrouver son siège dans l’amphithéâtre bondé.
Les journalistes aussi semblaient sous le charme de l’homme spirituel durant la conférence de presse qui a précédé son allocution. On lui souriait et espérait pouvoir lui serrer la main.
Selon lui, la Canada fait ce qu’il peut pour aider la cause tibétaine, notamment en ayant accueilli depuis 1971 une partie de la communauté des réfugiés tibétains. Le chef spirituel tibétain est conscient qu’il n’est pas facile de faire affaire avec les Chinois.
En somme, le discours du dalaï-lama se résume en un mot tout simple: «compassion». «Ceux qui veulent du mal aux autres méritent encore plus de compassion que les autres, puisque leurs actions sont signe de problèmes actuels ou futurs», a-t-il indiqué.