C'est sous le bruit de tambours et slogans nationalistes qu'environ 300 personnes ont marché pour l'indépendance du Québec, ce midi, pour souligner à leur façon le 250e anniversaire de la victoire anglaise, lors de la bataille des plaines d'Abraham.
Tel que prévu, la manifestation s'est déroulée sans anicroche.
«Nous voulons prendre des moyens démocratiques. Pour nous, c'est important de dire que le mouvement n'est pas mort, mais on veut le faire calmement. Nous voulons simplement retrouver notre liberté perdue et avoir notre pays», a lancé Gabriel Thériault, 26 ans, de Saint-Bernard de Aston, tout juste avant le départ.
Surtout des jeunes
La majorité des marcheurs semblaient jeunes, âgés pour la plupart dans la vingtaine. L'organisateur de l'activité, Simon Domingue, 23 ans, parle d'ailleurs d'un message que les jeunes souhaitent véhiculer par l'entremise de cette marche.
«Nous n'avons pas pu voter lors du referendum de 1995. Nous n'avons pas pu nous exprimer. Or, ça ne veut pas dire que l'on ne veut pas s'exprimer là-dessus. Ça nous touche, ça nous concerne», dit l'étudiant en Sciences politiques et président du Parti Québécois (PQ) à l'Université Laval en 2007.
Le groupe est parti des Jardins Saint-Roch, situés à l'angle de la rue de la Couronne et du boulevard Charest, en direction des plaines d'Abraham où chacun avait l'intention de participer au Moulin à paroles.
Pauline Marois du groupe
Les manifestants ont toutefois effectué une courte halte devant l'Assemblée nationale où Pauline Marois, chef du PQ, s'est jointe à la bande. Donnant de nombreuses poignées de main, elle s'est rapidement fondue dans la foule, chantant même avec elle différents slogans nationalistes tels «L’indépendance est en marche», «Un peuple uni ne sera jamais vaincu» ou encore «Qu'est-ce qu'on veut? On veut l'indépendance».
Par ailleurs, une autre marche regroupant une centaine de personnes a également eu lieu dans le quartier Saint-Roch, hier matin. Organisée par la Société historique de Québec, cette marche n’était pas de signification politique, mais bien historique.
Le journal de Québec