Marcher pour lutter contre le Parkinson

Montréal - Marcher pour lutter contre le Parkinson

Sourire aux lèvres et espoirs en tête, c’est sous un soleil de plomb que le groupe a fait le tour du quadrilatère du Parc Lafontaine. © Agence QMI/Luc Cinq-Mars

Jean-Marc Gilbert

Une des bonnes façons de retarder l’évolution de la maladie du Parkinson est de faire de l’exercice. C’est ce que près 400 personnes ont fait, ce matin, en partant du Parc Lafontaine pour déambuler, sur un parcours de trois kilomètres.

Sourire aux lèvres et espoirs en tête, c’est sous un soleil de plomb que le groupe a fait le tour du quadrilatère du Parc Lafontaine en passant par les rues Rachel, Papineau, Sherbrooke pour revenir au parc.

La marche, organisée pour la 9e fois par la Société de Parkinson du Québec, avait pour but d'amasser des fonds pour financer la recherche sur la ou les causes de cette maladie évolutive, qui ne sont toujours pas connues.

«Si nous découvrons la cause, nous pourrions peut-être trouver une cure», avance Ginette Mayrand, une infirmière qui participait à la marche malgré qu’elle soit atteinte du cancer.

Si les effets du Parkinson peuvent varier d’un personne à une autre, on sait tous que la maladie se traduit par des tremblement, une rigidité des muscles et des articulations, ainsi qu’un ralentissement dans les activités de la vie quotidienne.

«Ce qu’on connait moins, mais qui est aussi grave, ce sont les troubles de sommeil, la dépression et des troubles d’écriture et d’élocution», ajoute Mme Mayrand.

Le comédien André Lacoste qu’on a pu voir, entre autres, dans le téléroman Virginie et dans les publicités pour la Honda Civic avec l’humoriste Martin Matte agissait pour sa part à titre de porte-parole de la journée.

Un des ses amis souffre d’ailleurs de la maladie. «Ces gens là ne perdent pas leurs sens de l’humour. La maladie ne change rien au niveau cognitif, alors ils se rendent compte de leur maladie, mais ne savent pas toujours quoi faire», mentionne-t-il.

Fête

L’événement a rapidement pris des allures de fête alors que les participants voulaient faire deux pierres d’un coup en aidant une bonne cause, mais aussi en s’amusant.

«J’ai apporté un groupe de 14 personnes avec moi et je suis ici pour m’amuser, mais aussi pour le plaisir de contribuer à la cause», explique Jasmin Michaud, un employé de l’entreprise Teva Neuroscience, qui travaille à produire des médicaments pour contrôler les effets du Parkinson. Il était présent à la marche pour la première fois.

Le groupe Grasse Matinée assurait la portion spectacle de l’événement au retour des marcheurs.

Parlant de spectacle, la porte-parole de la Société du Parkinson du Québec, Marie-France Brennan-Paquin, a annoncé en primeur à 24H que neuf personnes atteintes de la maladie offriront un spectacle de danse sur la scène du Monument National le 28 avril prochain.

Une chanteuse québécoise de renom assurera la deuxième partie, mais son nom ne peut toujours pas être dévoilé pour l’instant.

Le Parkinson touche 25 000 personnes au Québec, mais aussi toutes les familles et les proches des victimes.


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