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EXCLUSIF

Encore un party

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal
07/09/2009 06h48 - Mise à jour 07/09/2009 07h10

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EXCLUSIF - Encore un party
Le domaine hôtelier du Château Bromont, en Estrie.  
© Dany Doucet

Alors que la majorité de ses écoles sont défavorisées, la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) a dépensé près de 55 000 $ pour emmener 144 cadres passer deux jours au Château Bromont, en Estrie. C'était la seule façon de garantir leur concentration durant cette activité de formation, croit l'organisme.

En pleine crise économique, la CSEM a dépensé 37 000 $ pour les repas, les cocktails et l'hébergement des 144 directeurs d'école et cadres qui ont participé à ce «perfectionnement» avant la rentrée, les 13 et 14 août dernier.

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  • Que pensez-vous de cette «activité de perfectionnement»?
  • Le Journal a appris qu'une somme de 17 000 $ avait aussi été dépensée par l'organisme pour couvrir les coûts de deux conférences données par Cheryl Cran et David Caperton. Selon le porte-parole de la CSEM, Michael Cohen, ces orateurs ont expliqué comment «promouvoir une approche d'équipe, renforcer les notions d'imputabilité et de leadership, et maintenir un climat de travail positif».

    Au total, chaque participant à cette activité a engendré une dépense d'environ 375 $.

    Cocktails et vin offerts

    Ces révélations surviennent deux semaines après que le Journal eut levé le voile sur des dépenses de 50 000 $ effectuées par la Commission scolaire de Montréal, avant la rentrée, pour réunir 600 cadres au Marché Bonsecours.

    Le porte-parole de la CS English-Montréal estime cependant que cette activité de perfectionnement n'est «pas la même chose que ce qui s'est passé au Marché Bonsecours».

    «Ce n'était pas un party», plaide Michael Cohen, qui reconnaît cependant que les participants ont pu profiter des installations de l'hôtel quatre étoiles durant leur «temps libre.»

    M. Cohen précise que chaque participant avait reçu deux coupons donnant droit à autant de cocktails, en plus des deux petits-déjeuners, des deux dîners et du souper avec vin qui leur était payé.

    Conforme à la loi du 1%

    La Commission scolaire, qui connaît une forte baisse de sa clientèle depuis quelques années, ne pouvait pas tenir l'événement à Montréal ni dans une école, croit Michael Cohen.

    Le porte-parole fait valoir qu'en rassemblant tous ses cadres dans un domaine hôtelier situé à une heure de route de Montréal, on garantit «une bonne concentration et on obtient de meilleurs résultats».

    «On veut l'attention complète de tout le monde», répète Michael Cohen. L'autre commission scolaire anglophone de l'île de Montréal n'est toutefois pas du même avis.

    M. Cohen fait aussi valoir que la Commission scolaire a fait cette dépense pour se conformer à la loi 90, aussi appelée «loi du 1%», qui oblige les employeurs à consacrer 1% de leur masse salariale au perfectionnement de leurs employés.





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