Pas d'escouade spéciale, dit Montréal

Trafic de stupéfiants - Pas d'escouade spéciale, dit Montréal

La Ville «va accentuer la présence et la visibilité des policiers» aux abords de parc Émilie-Gamelin et du métro Berri-UQAM. © Agence QMI/Julie Charette

- Julie Charette

L'administration Tremblay ferme la porte à la création d'une escouade policière spéciale chargée de s'attaquer au trafic de stupéfiants au centre-ville de Montréal comme l'a réclamé par deux fois Benoit Labonté.

Le maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, est revenu à la charge hier en faisant adopter une résolution au conseil d'arrondissement demandant la mise en place d'une escouade policière dédiée à la vente de stupéfiants au centre-ville de la Métropole.

M. Labonté argue que la vente de stupéfiants s'amplifie depuis quelques années dans le quadrilatère formé par les rues Amherst, Saint-Denis et Ontario et du boulevard de Maisonneuve.

«On ne veut pas créer une escouade pour créer une escouade»

Tout en assurant que le trafic de drogues est pris au sérieux à la Ville de Montréal, le responsable de la sécurité publique au comité exécutif, Claude Dauphin, oppose une fin de non-recevoir à la demande de M. Labonté.

«On ne veut pas créer une escouade pour créer une escouade. L'important, c'est les résultats. Et nos spécialistes sur le terrain au SPVM nous disent qu'il y a assez d'effectifs», mentionne M. Dauphin.

Ce dernier convient toutefois que la Ville «va accentuer la présence et la visibilité des policiers» au cours des prochaines semaines notamment aux abords de parc Émilie-Gamelin et du métro Berri-UQAM.

Les policiers en ont déjà plein les bras

M. Labonté ne fait cependant pas cavalier seul. Le directeur général de la Société de développement du Quartier Latin, Claude Rainville, estime aussi que les policiers du secteur en ont déjà plein les bras.

«Les policiers des postes de quartier n'ont pas les effectifs suffisants pour enrayer le problème dans l'arrondissement. Au métro Berri-UQAM, si les policiers arrêtent quatre vendeurs une journée, il y en a quatre nouveaux le lendemain », signale M. Rainville.

«Il y a du trafic de stupéfiants qui se passe à la vue de tous sur le domaine public. C'est une situation qui prévaut depuis plusieurs années et qui est très visible aux yeux de tous», renchérit-il.

D'après le SPVM, l'arrondissement Ville-Marie a connu une hausse de 7,2% des vols simples, de 14,3% des crimes contre la personne et de 38,4 % des méfaits entre 2007 et 2008.


Vidéos

Photos