Des discussions ont eu lieu cette semaine entre les responsables du dossier au CHUM et le ministère. «Oui il y a un intérêt, le CHUM a toujours soutenu le projet», dit la porte-parole de l'établissement, Nathalie Forgues.
Malgré tout, on demeure prudent et on espère des avancées dans les prochains jours. La Dre Suzanne Brissette préfère ne pas commenter sur la place publique. «C'est prématuré», dit Nathalie Forgues.
Le projet SALOME vise à donner des doses d'hydromorphone (Dilaudid) aux héroïnomanes. Les responsables du projet avaient besoin de 600 000 $ pour aller de l'avant. Tout ça fait suite au controversé projet NAOMI durant lequel on fournissait de l'héroïne sous supervision médicale. Ce projet a fait l'objet d'une publication dans le prestigieux New England Journal of medecine.
Hier, le projet SALOME a reçu l'appui de l'Association médicale du Québec. «Il est clair qu'aucun fondement scientifique ou médical n'appuie cette décision», a indiqué le Dr Jean-François Lajoie.
D'autres projets privilégiés
Du côté du cabinet de la ministre déléguée à la Santé, Lise Thériault, il n'est pas question de reculer. «On ne remet pas en cause la valeur scientifique du projet, mais pour le moment, dans le contexte économique actuel, on privilégie d'autres projets qui rejoindront plus de personnes», dit l'attaché de presse de la ministre, Harold Fortin.
Selon le ministère, les besoins sont grands en toxicomanie comme ailleurs dans le réseau, et l'argent destiné à un tel projet pourra servir ailleurs. «Par contre, ça ne veut pas dire qu'on ne réinvestira pas les 600 000 $ en traitements contre la toxicomanie», précise-t-on.
La porte n'est pas fermée pour un éventuel financement à plus long terme. «C'est un peu prématuré de dire oui et à quel moment», soutient Harold Fortin.