«On avait des discussions encourageantes avec le CHUM, l'Agence de Montréal et le ministère. On ne s'attendait pas à ça. On est déçus», dit Éric Fabrès, le coordonnateur de la qualité des services au Cran.
C'est cet organisme qui avait chapeauté le controversé projet NAOMI entre 2006 et 2008. Une cinquantaine de toxicomanes avaient reçu des doses d'héroïne sous supervision médicale.
Dans le cadre de ce projet, on administrait aussi des doses d'hydromorphone à certains participants.
Pas de différence
«Ils ne voyaient pas la différence. Ça nous paraissait plus facile à gérer, notamment du point de vue légal, puisque c'est un médicament couramment utilisé dans le milieu de la santé», dit Éric Fabrès.
On comptait utiliser les mêmes locaux que ceux utilisés pour le projet NAOMI et qui sont dotés de portes contrôlées électroniquement et de vitres pare-balles.
Devant la décision du ministère, le Cran a lancé un appel à la mobilisation des intervenants hier matin. En cours de journée, on n'avait toutefois recueilli aucun appui officiel.
«On s'attend à ce que ça bouge dans les prochains jours. Si on n'a pas l'appui du ministère, on ne voit pas comment le projet pourrait voir le jour», conclut Éric Fabrès.
Un seul autre lieu d'injection supervisé a été créé au Canada, à Vancouver.