Même si la controverse entourant les dons d'Hydro-Québec à des écoles privées a pris de l'ampleur au cours des derniers jours, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, ne la commentera pas.
C'est du moins ce qu'a indiqué le directeur de cabinet de la ministre, Jean-Pascal Bernier.
Ce dernier fait valoir qu'il a lui-même déjà «réagi en son nom», le 13 août dernier, en affirmant «qu'il serait souhaitable que la société d'État aide prioritairement le secteur public».
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'a pas commenté personnellement cette controverse. C'est sa collègue responsable d'Hydro- Québec, Nathalie Normandeau, qui l'a fait au nom du gouvernement.
«La position de Mme Courchesne et de tout le gouvernement est très claire», estime son chef de cabinet, qui «ne voit pas la nécessité» d'entendre la ministre s'exprimer elle-même à ce sujet.
Frustration
Depuis quelques jours, pourtant, les dons d'Hydro-Québec à des établissements scolaires privés font grincer des dents plusieurs observateurs du monde de l'éducation.
Cela a même relancé le débat sur le financement du réseau privé, qui est assumé à 60 % par les contribuables de la province.
Tour à tour, les fédérations des commissions scolaires et des directions d'école ainsi que les syndicats d'enseignants ont dénoncé les dons octroyés par Hydro-Québec à des collèges privés.